La police frontalière andorrane peine avec le système européen d'entrée/sortie sans tampons ni accès aux bases de données
Les policiers aux frontières andorranes avec l'Espagne et la France expriment une inquiétude croissante face au système européen d'entrée/sortie (EES), en vigueur depuis le vendredi dernier, qui a
Points cles
- La police frontalière andorrane manque de scanners EES, de tampons et d'accès aux bases de données Schengen.
- Les agents se sentent non soutenus pour vérifier les dépassements de séjour des non-Européens sans indices visuels de tampons.
- Recours à des mesures ad hoc comme les bases de données propres et Interpol en attendant les accords bilatéraux.
- Le gouvernement minimise le problème et attend des pactes avec l'Espagne et la France pour une meilleure collaboration.
Les policiers aux frontières andorranes avec l'Espagne et la France expriment une inquiétude croissante face au système européen d'entrée/sortie (EES), en vigueur depuis le vendredi dernier, qui a supprimé les tampons manuels sur les passeports des ressortissants non européens et prive les agents de vérifications visuelles rapides sur le respect des durées de séjour dans l'espace Schengen. · Le système EES introduit des contrôles biométriques aux points frontaliers équipés pour numériser les enregistrements d'entrée et de sortie des ressortissants de pays tiers, remplaçant progressivement les tampons à l'encre. La police andorrane manque de scanners, d'accès direct aux bases de données Schengen ou de connectivité – des limitations que des sources gouvernementales indiquent perdureront indéfiniment. Auparavant, les tampons révélaient les pays d'entrée et de sortie, les dates et les éventuels dépassements de la limite de 90 jours, permettant aux agents de refuser l'entrée, d'effectuer des requêtes informelles via des contacts internationaux ou de signaler des risques. Désormais, sans ces indices, le personnel aux passages comme la rivière Runer se sent « desamparado », soit non soutenu, alors que l'Espagne et la France renforcent leurs contrôles contre les dépassements de séjour. · Les responsables gouvernementaux confirment le défi mais le minimisent, notant que les tampons n'ont jamais fourni une sécurité complète et qu'Andorre n'a jamais eu, ni n'aura, accès aux bases de données Schengen. Les agents dépendent désormais de mesures ad hoc, y compris les bases de données andorranes et Interpol. Les demandeurs de permis de travail non européens doivent auto-certifier leur situation régulière en Schengen avec des preuves alternatives, comme des billets d'avion, en s'appuyant sur leur bonne foi jusqu'à l'entrée en vigueur des accords bilatéraux de gestion frontalière avec les voisins. · Ces accords, s'appuyant sur un cadre général avec la Commission européenne, amélioreront la collaboration policière pour les vérifications des travailleurs et les contrôles aléatoires, selon les responsables. Aucune date n'est fixée, bien que la saison actuelle de faible embauche limite la pression immédiate. L'exécutif maintient que les protocoles globaux de sécurité restent inchangés.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :