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Français de 57 ans extradé d’Italie vers Andorre conteste sa peine pour escroquerie

Extradé après six mois de détention en Italie, il fait face à des accusations d’escroquerie qualifiée liée à son ancienne société andorrane. Il invoque le temps passé en prison et une grâce pour sa remise en liberté.

Points cles

  • Français de 57 ans extradé mardi d’Italie pour escroquerie qualifiée de 75 000 € liée à une société andorrane de 2022.
  • Accusé d’avoir lié un grossiste espagnol de jambons à une firme française sans paiement après trois livraisons.
  • Détenu en Italie depuis novembre ; conteste mercredi sa détention en invoquant six mois purgés et une grâce.
  • Condamnation possible : 1-5 ans ; demande libération de La Comella.

Un ressortissant français de 57 ans, extradé d’Italie vers Andorre mardi après-midi, va contester son incarcération pour escroquerie qualifiée. Il conteste au moins en partie les accusations.

Les autorités italiennes l’ont remis aux Andorrans à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par la Batllia et diffusé via Interpol. Il était détenu en Italie depuis novembre et placé en détention provisoire. La police andorrane du Bureau central national d’Interpol et de l’Unité d’intervention technique a coordonné le transfert avec les autorités italiennes.

L’affaire remonte à 2022. À l’époque, l’homme était l’unique administrateur d’une société andorrane spécialisée dans l’intermédiation commerciale et la distribution de produits alimentaires. Un grossiste espagnol en jambons l’a accusé de l’avoir escroqué de quelque 75 000 €. Il aurait mis en relation l’entreprise espagnole avec une société française de son portefeuille clients, facilitant trois livraisons de marchandises. L’entreprise espagnole n’aurait reçu aucun paiement et perdu tout contact avec lui par la suite.

La police du Groupe des crimes contre la propriété a enquêté après la plainte. Bien que l’homme ne résidât plus ni ne travaillât en Andorre, et que les marchandises n’y soient jamais passées, la compétence judiciaire s’appliquait en raison de son ancienne société. Les enquêteurs l’ont identifié, ont judiciaire le dossier et obtenu le mandat international.

À son arrivée mardi, le magistrat de permanence ne l’a pas accepté immédiatement, l’obligeant à passer la nuit dans les locaux policiers. Il s’est présenté au Palais de Justice mercredi. Aucune procédure accélérée de plaider-coupable n’a été proposée. Une condamnation pourrait valoir de un à cinq ans de prison.

Son appel argue que la détention est excessive. Il a passé près de six mois en prison en Italie – temps imputable sur une éventuelle peine andorrane. Selon des sources, une réduction supplémentaire de six mois pourrait s’appliquer en raison d’une grâce liée à la désignation de Josep-Lluís Serrano comme co-prince épiscopal, antérieure aux faits. Il estime ainsi avoir purgé toute peine restante, ce qui pourrait permettre sa libération de La Comella.

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