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Tribunal de Corts andorran condamne quatre Péruviens à six ans pour réseau de cocaïne

Le Tribunal de Corts a condamné quatre résidents péruviens dans un réseau démantelé par l’opération Llops. Plus de 240 g de cocaïne liés à des ventes prolongées depuis un appartement central. Appels attendus des deux côtés.

Points cles

  • Tribunal de Corts : 6 ans de prison, 30 000 € d’amende et 30 ans d’expulsion pour quatre Péruviens pour trafic de drogue.
  • Opération Llops (mars/octobre 2024) : saisie de +200 g de cocaïne à l’Avinguda Tarragona, Andorra la Vella.
  • Parquet réclamait jusqu’à 8 ans ; coopération partielle d’un accusé.
  • Quatre autres : 3 mois d’arrestation conditionnelle et 1 000 € d’amende ; appels prévus.

Le Tribunal de Corts andorran a condamné quatre résidents péruviens à six ans de prison chacun pour leur implication dans un réseau de distribution de cocaïne démantelé lors de l’opération Llops.

La décision, notifiée cette semaine près de trois mois après la fin du procès, prononce un total de 24 ans d’emprisonnement pour les principaux accusés. Chacun doit également payer une amende de 30 000 euros et encourt une expulsion de 30 ans du Principat à l’issue de sa peine. Les quatre Péruviens étaient accusés d’une infraction grave contre la santé publique pour trafic de stupéfiants.

La police a démantelé le réseau lors d’interventions en mars et octobre 2024, saisissant plus de 200 grammes de cocaïne, de l’argent et des objets liés. L’opération s’est concentrée sur un appartement de l’Avinguda Tarragona, à Andorra la Vella, avec des preuves indiquant des ventes prolongées liées à environ 240 grammes au total.

Le parquet avait requis un total de 30 ans de prison, demandant huit ans chacun pour les trois principaux suspects – assortis d’amendes allant jusqu’à 200 000 euros – et six ans et trois mois pour le quatrième, plus 40 000 euros et une expulsion. Il a soutenu que l’enquête prouvait un trafic à grande échelle et soutenu dans le temps, appuyé par des écoutes téléphoniques utilisant l’argot du trafic de drogue et une surveillance des ventes.

Un accusé a admis avoir vendu de la cocaïne pendant environ un an, invoquant des difficultés financières et un besoin de logement ; le parquet a légèrement réduit sa demande, notant cette coopération partielle comme un pas vers la réhabilitation. Un autre a nié tout trafic, affirmant n’avoir stocké que les drogues d’un colocataire, tandis qu’un troisième a été interrogé sur 80 dépôts bancaires suspects dépassant son salaire. Le quatrième a refusé de témoigner en raison de menaces de mort rapportées contre sa famille.

Les défenses ont contesté l’ampleur de l’opération, remettant en cause l’interprétation des appels, les calculs de quantités de drogue, la validité des perquisitions et les allégations de rôles coordonnés. Elles ont demandé des acquittements ou des réductions importantes, soulignant les liens familiaux, l’emploi et l’absence d’antécédents dans certains cas.

Quatre autres personnes, accusées de détention et de consommation, ont écopé de trois mois d’arrestation conditionnelle à domicile la nuit et d’une amende de 1 000 euros chacune. Le procès a été marqué par des contradictions entre accusés, des tensions entre défense et parquet, et des plaintes sur l’équité procédurale.

Les quatre principaux condamnés prévoient de faire appel devant la Cour supérieure, estimant les peines disproportionnées par rapport à des affaires similaires. Le parquet pourrait aussi faire appel pour maintenir ses demandes initiales.

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