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Tribunal supérieur d’Andorre clôt appels sur condamnation pour viol d’un touriste français

Le tribunal a tenu des audiences à huis clos sur les appels croisés concernant la condamnation d’un Français pour viol d’une touriste espagnole dans les toilettes d’une discothèque. La défense conteste les preuves, l’accusation veut une peine plus lourde.

Points cles

  • Audiences à huis clos au Tribunal supérieur sur appel d’une peine de 4 ans pour agression sexuelle aggravée dans une discothèque d’Andorra la Vella.
  • Défense demande acquittement pour manque de preuves, contradictions et absence de DNA.
  • Procureurs exigent 8 ans et 2 mois de prison, 2 000 € d’amende et interdiction d’Andorre 20 ans.
  • Décision en attente après l’audience de mercredi ; peine initiale inclut 16 mois purgés.

Le Tribunal supérieur d’Andorre a clos les audiences en vue d’un jugement sur les appels formés contre la condamnation d’un touriste français pour le viol d’une touriste espagnole dans les toilettes d’une discothèque d’Andorra la Vella fin de l’année dernière.

L’affaire découle d’une peine prononcée par le Tribunal de Corts, imposant quatre ans de prison, dont 16 mois à purger, pour agression sexuelle aggravée et blessures intentionnelles mineures. La défense et l’accusation ont toutes deux fait appel, laissant la cour décider s’il faut confirmer la peine, l’alourdir aux huit ans et deux mois requis par les procureurs et l’accusation particulière, ou prononcer un acquittement total.

La défense a plaidé pour un acquittement intégral, estimant que la décision du tribunal de première instance manquait de motivation suffisante et accordait un poids excessif au récit de la victime sans corroboration objective adéquate. L’avocate a mis en avant trois points centraux : absence de preuves suffisantes, contradictions majeures et incapacité à lever la présomption d’innocence. Elle a qualifié le verdict initial d’« extrêmement générique », arguant qu’il ne détaillait pas comment il établissait la culpabilité.

Contestant la fiabilité du témoignage de la victime, la défense a souligné qu’à lui seul, sa cohérence interne ne peut suffire à fonder une condamnation sans faits de soutien. Des questions centrales, comme le retrait du consentement et sa perception par l’accusé, restent non prouvées, a déclaré l’avocate. Sur les preuves physiques, des blessures vaginales existent mais leur cause est indéterminée et pourrait résulter d’actes consentis. Aucun sang n’a été retrouvé sur le pénis ou le sous-vêtement de l’homme, son ADN était absent des échantillons, et la femme a indiqué qu’il n’était pas en érection – des éléments incompatibles avec une pénétration violente, selon la défense.

La défense a également évoqué une interprétation discutable des images de vidéosurveillance et le retour de la femme dans la même discothèque des semaines plus tard, soulevant des doutes raisonnables justifiant un acquittement.

Les procureurs ont réclamé une peine plus lourde de huit ans et deux mois de prison, une amende de 2 000 € et une interdiction d’entrée en Andorre pour 20 ans. Ils ont argué que la peine initiale souffrait d’une justification insuffisante sur les critères de dosage, justifiant une nullité partielle. Les faits prouvés exigent un châtiment plus sévère, a maintenu le ministère public, l’accusation particulière soutenant pleinement cette position.

Aucune décision n’a été rendue à l’audience de mercredi, que la cour a désormais fixée pour une résolution finale.

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