Ex-chef condamné à 10 mois avec sursis pour menaces de mort au couteau contre son patron d'hôtel
Un ancien chef de 57 ans a écopé de 10 mois de prison avec sursis des Corts pour menaces répétées avec couteau contre son supérieur lors d'un litige laboral en 2020 à Sant Julià de Lòria. Il paie 1 000 € de dommages et remet ses armes.
Points cles
- Tribunal des Corts : 10 mois avec sursis pour ex-chef de 57 ans à Sant Julià de Lòria
- Paiement de 1 000 € de dommages, frais de justice et remise du permis d'armes et couteaux
- Menaces en août 2020 pendant litige laboral : « Je le taillade » avec couteau brandi
- Procureurs demandaient 14 mois ; défense plaidait colère passagère sans intention
Le Tribunal des Corts a condamné un ancien chef de cuisine de 57 ans à 10 mois de prison avec sursis pour avoir proféré des menaces de mort inconditionnelles avec une arme contre son supérieur hiérarchique dans un hôtel de Sant Julià de Lòria. Le jugement rendu mercredi lui impose également de verser 1 000 € de dommages et intérêts à la victime, de payer les frais de justice et de remettre son permis de port d’arme ainsi que tous les couteaux et lames mentionnés au procès.
Les menaces ont eu lieu fin août 2020, au cours d’un litige en cours avec l’employeur. Le tribunal a estimé que les procureurs avaient prouvé que l’homme avait à plusieurs reprises exprimé son intention de tuer le chef de cuisine de l’hôtel — avec qui il avait travaillé pendant des années — tant à des collègues qu’à des proches de la victime. Des témoins, dont un collègue et la mère du supérieur, ont rapporté avoir entendu des propos tels que « s’il croise mon chemin, je le taillade », souvent alors que l’accusé brandissait un couteau. Ces déclarations ont suscité une peur réelle et un risque crédible, même si la victime n’a pas assisté directement à tous les incidents.
La défense a soutenu que ces remarques étaient dues à une colère passagère liée à des tensions personnelles et professionnelles, sans intention réelle, et a requis la relaxe. Les juges ont rejeté cet argument, qualifiant les faits de délit grave de menaces inconditionnelles avec arme. La peine est inférieure aux 14 mois requis par les procureurs.
Le procès, tenu en avril, a mis en lumière les relations professionnelles tendues entre les deux hommes, l’accusé reprochant à son supérieur ses ennuis.
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