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Andorre extradie un Espagnol condamné pour abus sexuels sur mineurs de Séville pour purger 5,5 ans de prison

La police andorrane a extradié jeudi matin un homme de 44 ans originaire de Séville vers l'Espagne, le remettant à la Police nationale au poste-frontière de Riu Runer pour qu'il purge une peine de

Synthese a partir de :
El PeriòdicARAAltaveu+3

Points cles

  • Andorre a extradé un Espagnol de 44 ans de Séville pour purger 5,5 ans de prison pour crimes sexuels sur enfants (2013-2016).
  • Condamné en 2023, il s'était enfui en Andorre en 2019 ; arrêté à Andorra la Vella via Interpol en octobre dernier.
  • La défense a fait appel invoquant des problèmes de santé mentale et familiales, mais le Tribunal Superior a approuvé la remise à Riu Runer.
  • Sécurité renforcée après découverte d'une carte de prison ; infractions qualifiées d'agressions sexuelles aggravées.

La police andorrane a extradié jeudi matin un homme de 44 ans originaire de Séville vers l'Espagne, le remettant à la Police nationale au poste-frontière de Riu Runer pour qu'il purge une peine de cinq ans et demi de prison pour agressions et abus sexuels continuels sur mineurs commis entre 2013 et 2016. La police andorrane a extradié jeudi matin un homme de 44 ans originaire de Séville vers l'Espagne, le remettant à la Police nationale au poste-frontière de Riu Runer pour qu'il purge une peine de cinq ans et demi de prison pour agressions et abus sexuels continuels sur mineurs commis entre 2013 et 2016. L'homme, condamné en 2023 par l'Audiència Provincial de Sevilla en Espagne, résidait en Andorre depuis 2019. Les forces de l'ordre locales ont eu des soupçons sur sa présence, ont activé les canaux de coopération internationale et ont confirmé qu'il était toujours en fuite pour purger sa peine. Une fois l'alerte mondiale d'Interpol émise, le Bureau national d'Interpol d'Andorre l'a arrêté à Andorra la Vella en octobre dernier sur ordre du parquet. Les tribunaux l'ont placé en détention provisoire au Centre Penitenciari en attendant l'avancement de la procédure d'extradition. Le processus a rencontré la résistance de la défense, qui a fait appel de l'approbation du Tribunal de Corts pour bloquer le transfert. Lors des audiences, l'homme a déclaré qu'il préférait mourir plutôt que de retourner en Espagne. Son avocat a invoqué des risques pour sa santé mentale, dont un trouble du spectre autistique, un déficit de l'attention, une dépression et des tentatives de suicide antérieures, ainsi que des difficultés familiales telles que la mort de son fils biologique en décembre dernier, la maladie de son épouse et une fille mineure vivant en Andorre. Les procureurs ont argué qu'aucune circonstance exceptionnelle n'existait, notant que le système carcéral espagnol pouvait fournir les soins et droits nécessaires, et qu'Andorre n'avait pas de base légale pour exécuter la peine sur son territoire. Le Tribunal Superior a rejeté l'appel, confirmant l'extradition. Les mesures de sécurité ont été renforcées après la découverte par les autorités d'une carte dessinée de l'établissement pénitentiaire en sa possession. Selon le code pénal andorran, les infractions correspondent à une agression sexuelle aggravée constitutive de viol.

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