Le tribunal des Corts d'Andorre condamne un mineur à 8 mois de mesures socio-éducatives pour une blessure à la tête en boîte de nuit en 2019
Le tribunal des Corts a tenu l'adolescent d'alors responsable d'une grave lésion intentionnelle issue d'une rixe à Andorra la Vella, rejetant les allégations de légitime défense au milieu de témoignages chaotiques et de preuves médico-légales non concluantes sur la cause de la blessure.
Points cles
- Le tribunal des Corts d'Andorre condamne un mineur à 8 mois de mesures socio-éducatives pour une blessure à la tête en boîte de nuit en 2019.
- L'accusé doit payer 2 686 € de responsabilité civile plus frais ; décision susceptible d'appel dans 15 jours.
- L'incident a impliqué une rixe chaotique ; le tribunal a rejeté la légitime défense et retenu une lésion intentionnelle malgré des preuves médico-légales non concluantes.
- Le parquet réclamait 12 mois ; peine allégée en raison du statut de mineur au moment des faits.
Le tribunal des Corts a condamné un homme – qui était mineur au moment des faits – à huit mois d'activités socio-éducatives pour avoir causé une grave blessure à la tête lors d'une rixe en boîte de nuit à Andorra la Vella en 2019. Il devra également verser 2 686 € de responsabilité civile, à la charge de ses parents, plus les frais de justice. La décision n'est pas définitive et peut faire l'objet d'un appel dans les 15 jours. Le tribunal l'a tenu responsable d'une grave lésion intentionnelle nécessitant des soins médicaux, son âge mineur ayant conduit à des mesures éducatives plutôt qu'à une peine de prison.
Le 1er novembre 2019 dans les premières heures du matin, dans un établissement de nuit de la capitale, une dispute initiale à l'intérieur a dégénéré en bousculades qui se sont prolongées à l'extérieur, où la victime a subi une profonde coupure au front nécessitant huit points de suture et, selon un témoignage, une perte de connaissance. L'accusé a affirmé avoir agi en légitime défense avec un seul coup de poing et a nié toute autre implication. La victime a décrit une agression mutuelle initiale mais a indiqué qu'il s'est ensuite retrouvé encerclé par plusieurs personnes, sans pouvoir identifier l'auteur de la blessure – bien qu'il ait noté la participation de l'accusé.
Les témoins ont décrit une bagarre chaotique impliquant plusieurs participants. La défense a soutenu que la blessure provenait de verre brisé déjà présent au sol. Les preuves médico-légales ont exclu un simple coup de poing comme cause mais l'ont jugée compatible avec une bague tranchante, un objet coupant comme du verre, ou une chute sur des éclats. Le parquet avait initialement suspecté l'usage d'un objet dangereux tel qu'une bouteille ou un verre et requis 12 mois de mesures pour coups et blessures ; un rapport mentionnait une possible peine d'un an de prison avant de se tourner vers des options éducatives. Aucun objet blanc ou arme n'a été prouvé de manière concluante.
Le tribunal a rejeté l'argument de légitime défense, a retenu la responsabilité de l'accusé malgré les doutes probatoires, et a prononcé une peine plus légère en tenant compte de son statut de mineur au moment des faits.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- El Periòdic•
Condemnat a mesures socioeducatives i a pagar més de 2.600 euros per obrir el cap a un jove en una discoteca
- Diari d'Andorra•
Vuit mesos d'activitats formatives per l’agressió a un jove que va acabar amb punts de sutura al cap
- Altaveu•
Vuit mesos de seguiment pel jove que va obrir el cap a un altre durant una trifulga en un local