Maria del Mar Bonet célèbre 60 ans de scène en concert à Andorre
La chanteuse mallorquine a rempli presque à capacité la petite salle de Sant Julià de Lòria pour un spectacle lié à la réouverture du lieu. Elle a partagé les histoires derrière ses nouveaux morceaux sur l’eau, inspirés de poésie et traditions insulaires.
Points cles
- Set intimiste de 80 minutes dans l’Auditori Rocafort rénové, avec le nouvel album *L’aigua no cansa*.
- Mélange de classiques comme *Aigo* et *La Balanguera* avec les neuf titres de l’album mallorquin.
- Éloges pour le climat montagnard andorran et la reprise du centre après incendie ; dernière visite en 2001.
- Adaptation d’une chanson traditionnelle en critique des inondations de Valence, applaudie par un public presque à capacité.
Maria del Mar Bonet a célébré ses 60 ans de scène lors d’un concert intimiste au Centre Cultural Lauredià, en Andorre, samedi après-midi, en présentant son nouvel album *L’aigua no cansa* dans le cadre des événements de réouverture du lieu à Sant Julià de Lòria.
La prestation s’est déroulée dans l’Auditori Rocafort rénové, que la chanteuse et compositrice mallorquine a rempli presque à capacité – en optant pour cette salle plus petite plutôt que la plus grande salle Claror. Bonet est arrivée en Andorre vendredi soir et a salué le climat de montagne comme un soulagement face à la chaleur estivale croissante de Majorque. Elle a mis en avant la reprise du centre après un incendie et exprimé sa joie de revenir dans un lieu qu’elle avait visité pour la dernière fois en 2001.
Avant le set de 80 minutes, Bonet a décrit l’album comme un projet collaboratif avec des musiciens mallorquins, enregistré intégralement sur l’île avec le label local Blau. « C’est un travail que nous avons créé ensemble, que nous aimons beaucoup, très intimiste en un sens. C’est le dernier, et on chérit ce qu’on fait en dernier », a-t-elle dit, ajoutant que les critiques avaient été élogieuses. Elle est apparue tout en noir aux côtés de ses trois musiciens habituels : Toni Pastor au luth, Marc Grasas à la guitare et au dobro, et Marko Lohikari à la contrebasse.
Le répertoire s’est ouvert sur sa composition de 1971 *Aigo* et *Dansa de primavera* de 1985, avant d’intégrer les neuf titres de *L’aigua no cansa*. Bonet a partagé le contexte de plusieurs chansons, dont *Nit* avec des vers grecs anciens adaptés par Mauro Pagani et *Blaus i sol de roses blanques* mis en musique sur un poème de Blai Bonet par Toni Parera Fons. Elle a réarrangé la traditionnelle *S’aigo no* en critique des politiques liée aux inondations récentes à Valence, déclenchant de forts applaudissements. En incitant le public – majoritairement de sa génération – à taper dans les mains sur des morceaux plus animés comme *Cançó de disbarats*, elle a mêlé les racines poétiques et populaires des nouveaux titres à des classiques de sa carrière tels que *La Balanguera* et *Què volen aquesta gent*.
Bonet a évoqué son retour aux origines mallorquines après des années à Barcelone, qualifiant l’album thématique sur l’eau de profondément lié à l’île. Malgré un retard de 38 minutes pour son apparition médiatique avant-concert, elle a doucement pressé les journalistes de se dépêcher une fois la salle remplie. Elle a exprimé son enthousiasme pour la tournée estivale et son espoir de futurs concerts en Andorre, ayant déjà performé plusieurs fois dans la Principauté au cours de sa carrière de six décennies.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :