Retour a l'accueil
Culture·

Première édition ordinoise de Virolat : 13 muralistes et un thème biosphère

Des articles publiés le 16 octobre relataient la tenue de Virolat à Ordino ce week-end-là, avec 13 artistes peignant des fresques inspirées de la réserve de biosphère.

Points cles

  • Des articles du 16 octobre relataient la première édition ordinoise de Virolat, avec 13 artistes nationaux et internationaux.
  • Les fresques s'inspirent de la réserve de biosphère, retenue parmi deux thèmes proposés pour cette première édition à Ordino.
  • Le programme comprend peinture en direct, ateliers, concerts, rap battles, sessions de DJ, une table ronde et un marché de l'art.
  • Les organisateurs affirment que le graffiti dépasse le vandalisme, tout en jugeant que le vandalisme non autorisé doit être poursuivi en vertu des lois en vigueur.

Des articles publiés le vendredi 16 octobre relataient la tenue ce week-end-là de la troisième édition du festival de graffiti et d'art urbain Virolat à Ordino, avec 13 artistes nationaux et internationaux réalisant des fresques inspirées de la réserve de biosphère. Il s'agissait de la première édition accueillie par la paroisse.

Les organisateurs annonçaient un programme associant peinture en direct, ateliers, concerts, rap battles, sessions de DJ, une table ronde et un marché de l'art. Une visite guidée des fresques achevées devait clore le festival. Les articles indiquaient que les activités se tenaient malgré des prévisions de pluie, la salle Muna étant désignée comme lieu de repli en cas de dégradation de la météo.

Mònica Armengol, conseillère à la culture du Comú, a déclaré que la paroisse était heureuse d'accueillir l'événement. Les organisateurs avaient proposé deux thèmes possibles, a-t-elle expliqué, et la réserve de biosphère a été retenue parce qu'elle semblait bien adaptée à une première édition à Ordino et susceptible de trouver un écho local.

La directrice et organisatrice du festival, Andrea Camp, s'est dite satisfaite de l'accueil et de la diversité des styles déjà visibles, soulignant que l'espace est plus grand que les années précédentes. Elle a décrit le graffiti comme une forme d'expression artistique qui dépasse le vandalisme et permet de « reprendre la rue », rendant l'art accessible à tous.

Camp a également insisté sur la nécessité de distinguer le vandalisme du travail artistique autorisé, deux choses parfois confondues selon elle. Elle a noté que si certains graffitis relèvent du vandalisme, une part croissante est produite légalement et fait l'objet d'un encouragement grandissant.

Armengol s'est montrée du même avis, affirmant que les graffitis non autorisés réalisés comme un acte de vandalisme, sans intention derrière, doivent être poursuivis en vertu des lois et règlements en vigueur. Mais elle a ajouté que le graffiti est en soi un espace de création et une technique d'expression, comparables à la musique ou à toute autre discipline artistique.

Au-delà de sa dimension artistique, Virolat cherche à promouvoir la rue comme espace de rencontre et d'expression pour les jeunes. Camp soutient que l'usage constant des appareils mobiles rend nécessaire d'encourager les activités qui favorisent la participation en personne et les relations entre les individus. Tout en reconnaissant que les réseaux sociaux font partie de la réalité actuelle, elle a estimé qu'ils sont aussi un outil utile pour diffuser l'art.

Le festival combine ainsi la promotion de l'art urbain avec la sensibilisation à la réserve de biosphère et la défense de l'espace public comme environnement de créativité, de coexistence et de participation citoyenne.

Partager l'article via