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Economie·

Contrebandier andorran de montres de luxe libéré après 6 mois de prison

Un juge a approuvé la remise en liberté de l'homme accusé dans une affaire de contrebande de montres et de blanchiment, citant l'absence de préjudice direct pour Andorre et des failles dans l'enquête. Des footballeurs de grands championnats ont acheté pour 1,3 M€ de montres dans le cadre de l'enquête en cours.

Points cles

  • Suspect de 33 ans libéré sous contrôle judiciaire après détention à La Comella dans l'opération Cronos.
  • Juge invoque accusations financières, rentrées fiscales et incohérences de l'enquête.
  • Transactions avec footballeurs gérées par un partenaire, en vérification.
  • Conditions : pointage hebdomadaire, interdiction de sortie d'Andorre ; enquête sur 1,3 M€ en cours.

Un résident andorran de 33 ans accusé de contrebande et de blanchiment d'argent liés à la vente de montres de luxe a été libéré sous contrôle judiciaire après plus de six mois de détention provisoire à la prison de La Comella.

L'homme, arrêté mi-octobre de l'année dernière dans le cadre de l'opération Cronos, a quitté l'établissement vendredi après-midi tôt. Le juge d'instruction a accordé la libération à la demande de son équipe juridique, après une déclaration volontaire qu'il a faite ces dernières semaines, fournissant des détails supplémentaires au-delà de sa première comparution après son arrestation.

Des sources judiciaires ont indiqué que plusieurs facteurs ont influencé la décision, notamment le caractère financier des accusations, qui n'ont causé aucun préjudice direct ou impact en Andorre et ont même généré des recettes fiscales significatives. La durée de six mois de détention, combinée à des incohérences émergentes dans l'enquête policière — comme des exportations documentées pour certaines transactions prétendument irrégulières —, a également joué un rôle. Le suspect a déclaré que plusieurs transactions de haut niveau impliquant des footballeurs de première division internationaux d'Espagne, d'Italie et d'Angleterre avaient été gérées par son partenaire commercial plus expérimenté, une affirmation que la police vérifie via des récentes déclarations en Espagne dans le cadre de commissions rogatoires.

Les conditions de libération incluent une obligation de se présenter hebdomadairement à la Batllia, l'interdiction de quitter Andorra et le retrait de ses documents de voyage. Le juge a simultanément levé un ordre d'arrestation national contre son partenaire, une ancienne influenceuse de Valence en stade avancé de grossesse, qui avait évité de se rendre en Andorre malgré sa résidence légale là-bas. Aucune mise à jour n'était disponible sur l'associé du partenaire, également visé par un ordre d'arrestation à l'époque.

L'enquête, centrée sur un réseau de transactions de montres haut de gamme avec des irrégularités fiscales potentielles et de la contrebande, reste en cours et s'annonce longue. Les dossiers judiciaires montrent que des footballeurs professionnels ont acquis des montres pour un total d'environ 1,3 million d'euros. Plusieurs joueurs de la première division espagnole et d'autres grands championnats européens ont déjà témoigné devant des tribunaux espagnols sur leur implication, avec d'autres déclarations prévues dans les semaines à venir pour évaluer le respect des exigences d'exportation et fiscales. Les autorités espagnoles ont été initialement informées mais montrent un intérêt décroissant, selon des sources.

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