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Economie·

Projet de loi andorran sur le dégel des loyers finalisé avec un seul amendement interdisant l'usage commercial des appartements

La commission parlementaire andorrane adopte le projet de dérégulation des loyers quasi inchangé, en ajoutant une règle pour protéger le parc de logements en interdisant les activités commerciales dans les appartements.

Points cles

  • Commission de l'Économie du Consell General approuve un amendement d'Andorra Endavant interdisant aux non-résidents d'exercer des activités commerciales en appartement.
  • Dé gel progressif des loyers : contrats pré-2012 ou ≤6€/m² finissent en 2027, jusqu'à 2019-2021 en 2030 ; ajustements limités à l'IPC.
  • Nouveaux baux : hausses plafonnées à 6%+IPC (≤7€/m²) descendant à 1%+IPC (>12€/m²) ; amendes jusqu'à 100% du loyer annuel.
  • Loi effective au 1er janvier 2027 malgré critiques de l'opposition sur la crise du logement.

La commission de l'Économie du Consell General a finalisé le projet de loi sur le dégel des loyers avec des modifications minimes, en approuvant une seule proposition de l'opposition avant son adoption prévue jeudi 4 juin.

La seule proposition acceptée, d'Andorra Endavant, interdit aux non-résidents d'implanter des activités commerciales dans des appartements résidentiels. Ces opérations devront plutôt utiliser des locaux adaptés comme des espaces de coworking, des bureaux professionnels, des locaux commerciaux ou des unités industrielles. Andorra Endavant a qualifié cette mesure de simple bon sens, visant à protéger le parc de logements résidentiels et à libérer des appartements pour les locataires. Le parti a noté qu'il avait défendu cette idée à quatre reprises sans succès auparavant, créditant sa persévérance pour ce consensus, qui a aussi reçu le soutien de Concòrdia et des Socialdemòcrats. Malgré cela, Andorra Endavant, avec Concòrdia et le PS, prévoit de voter contre la loi dans son ensemble.

Toutes les autres propositions de l'opposition ont été rejetées, y compris 42 repoussées d'emblée et une proposition du PS visant à renforcer les garanties contre le prétendu « piège des enfants » — où les propriétaires mettent fin aux baux pour loger des proches. Demòcrates a suggéré un double contrôle administratif : vérification préalable des liens familiaux jusqu'au deuxième degré via des documents, et preuve postérieure comme l'inscription au recensement et les branchements d'utilités. Les partis d'opposition l'ont jugé insuffisamment robuste, laissant le texte original avec des contrôles a posteriori et des sanctions plus sévères inchangés.

Le projet de loi, quasi identique au texte gouvernemental, prévoit un retour progressif aux loyers de marché de 2027 à 2030. Les contrats signés en 2012 ou avant, ou à 6 € par mètre carré ou moins, pourront se terminer en 2027 ; 2013-2015 ou jusqu'à 7 €/m² en 2028 ; 2016-2018 ou jusqu'à 8 €/m² en 2029 ; et 2019-2021 jusqu'en 2030. Pendant les prolongations, les loyers n'évoluent qu'avec l'IPC. Les propriétaires doivent notifier six mois à l'avance pour les renouvellements ou résiliations.

Les nouveaux contrats autorisent des hausses annuelles plafonnées sur cinq ans — jusqu'à 6 % plus IPC (plafonné à 2,5 % initialement) pour les loyers ≤ 7 €/m², descendant à 1 % plus IPC au-delà de 12 €/m². Des exceptions permettent la récupération pour grosses réparations, vente à un occupant-propriétaire, logement de salariés ou usage personnel/familial (jusqu'au deuxième degré, avec engagement de cinq ans). Les infractions entraînent des amendes : 50 % d'un an de loyer pour hausses excessives (grave), ou 100 % plus dommages pour blocage de prolongations (très grave).

La loi entre en vigueur le 1er janvier 2027, avec possibilité d'avis dès juin. Demòcrates l'a qualifiée d'équilibrée après plus d'un an de consultations, tandis que l'opposition l'a critiquée comme insuffisante face aux tensions sur le logement.

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