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Economie·

Les locataires andorrans risquent l’expulsion pour anciens baux lors de ventes pour usage propriétaire

La loi permet la fin des contrats locatifs anciens lors de ventes pour résidence propriétaire ou familiale, malgré les réformes gouvernementales et plafonds de loyers sur cinq ans. La ministre met en garde contre d’autres prolongations.

Points cles

  • Articles 30(c) et 42 de la loi sur les baux urbains permettent la fin des contrats anciens pour usage propriétaire ou familial lors de ventes.
  • La ministre Conxita Marsol estime 7 000 contrats pré-2012 sur 20 000 affectés initialement, jusqu’en 2030.
  • Avis d’expulsion récents à Avinguda Mitjavila et Avinguda del Fener accentuent les craintes des locataires.
  • Le gouvernement renforce les contrôles sur les locations de chambres via Habitacio.ad (600-900 €/mois).

**Les locataires andorrans aux contrats anciens risquent l’expulsion lors de la vente de biens pour usage personnel des propriétaires.**

La législation actuelle permet la vente de biens immobiliers de mettre fin à des baux de longue date une fois dépassée la durée minimale légale, exposant les locataires à une vulnérabilité accrue. Selon l’article 30(c) de la loi sur la location des biens urbains, une telle vente entraîne l’extinction du contrat, tandis que l’article 42 autorise les propriétaires à récupérer leur logement pour leur propre résidence ou celle de leurs proches. Les administrations vérifient ces déclarations par des inspections prévues à l’article 58.

Jordi Marticella, président de l’Association des propriétaires immobiliers (APBI), a indiqué que les nouveaux propriétaires peuvent expulser les locataires s’ils prévoient un usage personnel. Il a ajouté que les protections accordées aux locataires vulnérables incitent les propriétaires à privilégier des locataires plus stables financièrement dans les nouveaux contrats. Les coûts d’achat élevés rendent en outre les locations non rentables sans loyers substantiels, écartant davantage les candidats à faibles revenus.

Cette dynamique réduit le stock de locations déjà limité en Andorre, les immeubles à loyers anciens de plusieurs décennies passant sur le marché de la vente. Des avis d’expulsion récents reçus par des locataires d’immeubles situés sur l’Avinguda Mitjavila à Andorra la Vella et l’Avinguda del Fener à Escaldes-Engordany ont accru les inquiétudes, bien que la ministre du Logement Conxita Marsol ait précisé que les ventes ne modifient pas les contrats en cours. Les nouveaux propriétaires héritent des conditions et obligations antérieures.

Lors d’une conférence de presse sur la loi relative aux sociétés inactives, Marsol a défendu la réforme en cours du marché locatif comme « hautement protectrice ». Elle a argué que des prolongations supplémentaires prolongeraient la crise — « si nous prolongions encore les loyers, nous continuerions avec la maladie » — les plafonds de prix restant en place pendant cinq ans. La ministre a estimé qu’environ 7 000 contrats antérieurs à 2012 sur un total de 20 000 seront initialement affectés, les autres étant prolongés progressivement jusqu’en 2030.

Marsol a reconnu des failles potentielles, y compris le « truc du fils » où les propriétaires invoquent des besoins familiaux, mais a insisté sur des sanctions strictes, des dossiers ouverts sur les irrégularités et les tribunaux comme juges de dernier ressort. Les locataires peuvent s’adresser à l’Institut du logement pour des conseils.

En parallèle, le gouvernement prévoit des inspections renforcées sur les locations de chambres, face à l’essor d’activités sur des sites comme Habitacio.ad et Habitacions.ad, qui ont affiché des messages d’entretien peu après ses annonces. Marsol s’est interrogée sur le caractère commercial de ces opérations — nécessitant l’accord du propriétaire pour la sous-location — comparables à des pensions et requérant des autorisations spécifiques. Les deux plateformes ont attribué leurs pauses à des mises à jour internes pour plus de conformité et de transparence, les prix se situant typiquement entre 600 et 900 € par mois. L’exécutif examinera les règles actuelles et des modèles étrangers avant de décider de changements.

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