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Economie·

Andorre approuve la fin graduelle du gel des prolongations de loyers malgré les divisions politiques

La loi instaure un dégel temporel et de nouvelles protections contractuelles pour atténuer la crise du logement sans changements brutaux, malgré les craintes de l'opposition pour des milliers de locataires instables à partir de janvier 2025 (142 caractères). Ce texte ajoute des détails sur les mesures et le calendrier au-delà du titre principal sur l'approb.

Points cles

  • General Council passes law with majority votes only, lifting 2019 rental extensions progressively.
  • Housing Minister Marsol calls it balanced de-intervention with rent limits, sanctions, and tenant protections.
  • Opposition warns of risks to 7,000 households (35% of contracts) from January 1 due to housing shortages.
  • Debates include clashes over amendments, foreign investment, and unrelated immigration proposals.

Le Consell Général andorran a approuvé une loi mettant fin au gel des prolongations de contrats de location, malgré de vives divisions entre les groupes politiques. La mesure, soutenue uniquement par les voix de la majorité gouvernante, fixe les règles pour un dégel progressif du marché locatif immobilier, les prolongations en vigueur depuis 2019 devant être levées de manière graduelle.

La ministre du Logement Conxita Marsol a défendu la loi comme une étape « progressive, équilibrée et garantie » vers une désintervention, et non une libéralisation brutale. Elle a mis en avant les actions antérieures du gouvernement pour atténuer la crise du logement, dont l’extension du parc de logements publics, des lois omnibus et des taxes sur les investissements immobiliers étrangers. Les protections clés du texte incluent un gradualisme temporel, des plafonds sur les loyers des nouveaux contrats pour inciter les locataires à rester et freiner la spéculation, ainsi qu’un régime de sanctions. Marsol a insisté sur une application ferme en cas de non-respect, ajoutant que l’opposition avait souvent politisé le logement à des fins électorales.

La conseillère de la majorité Berna Coma a fait écho à cela, qualifiant les prolongations d’« exceptionnelles et nécessaires » mais impossibles à pérenniser, car elles ne résolvent pas les pénuries structurelles. Elle a affirmé que la loi protège les locataires et exhorté quiconque recevant des courriers sur des hausses de loyer illégales ou des changements prématurés à contacter l’Institut national du logement.

Les partis d’opposition ont rejeté le projet pour des raisons variées. Le vice-président des Sociaux-démocrates (PS) Pere Baró a averti qu’il pourrait marquer « la fin de l’Andorre que nous connaissons », touchant 7 000 ménages – 35 % des contrats – à partir du 1er janvier, exposant familles, jeunes et travailleurs au risque dans un contexte de logements publics insuffisants. Il a critiqué le rejet des amendements PS comme partisan et appelé à un dégel uniquement lorsque les conditions s’amélioreront.

Le leader de Concòrdia Cerni Escalé a reproché l’absence de négociation et les problèmes plus profonds comme les investissements immobiliers étrangers incontrôlés depuis 2011, proposant un moratoire sur ces investissements et des taxes plus dures sur les plus-values spéculatives. Carine Montaner, d’Andorra Endavant, a plaidé pour un dégel plus rapide afin d’augmenter l’offre, prônant des petites unités, le coliving, des constructions modulaires et des locations meublées flexibles, tout en regrettant les retards législatifs.

Les débats sur les amendements PS ont dégénéré en affrontements, Montaner défendant une immigration sélective et des expulsions pour les familles de résidents récents avec mineurs délinquants, ce qui a valu des reproches à Baró pour écho à une rhétorique d’extrême droite nuisible à la cohésion sociale, et au chef du gouvernement Xavier Espot pour mélange de sujets sans rapport. Les six amendements PS ont tous été rejetés.

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