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Economie·

Université d’Andorre lance son premier master en cybersécurité

L’Université d’Andorre inaugure son master inaugural en cybersécurité, en partenariat avec Crèdit Andorrà et des agences nationales pour former 35 experts face aux risques cyber croissants pour entreprises et infrastructures.

Points cles

  • Oct. 2026-juin 2027, 35 étudiants max, 2 400 €, 600 h dont 162 en présentiel (mardis/jeudis)
  • Pour diplômés info/télématique, pros IT ou expérimentés cybersécurité
  • Partenaires : Crèdit Andorrà, Creand Fundació, ANC-AD, Andorra Telecom
  • ANC-AD prévoit +8-10 % d’incidents en 2026

L’Université d’Andorre a dévoilé vendredi son premier programme de postgraduate en cybersécurité, développé en partenariat avec Crèdit Andorrà et soutenu par Creand Fundació, l’Agence nationale de cybersécurité d’Andorre (ANC-AD) et Andorra Telecom.

Le cours se déroulera d’octobre 2026 à juin 2027, avec des places limitées à 35 étudiants. Il cible les titulaires d’un diplôme universitaire en informatique ou télématique, de qualifications professionnelles dans des domaines informatiques connexes, ou des professionnels pouvant justifier d’une expérience pertinente en cybersécurité ou en informatique. Les frais de scolarité s’élèvent à 2 400 euros par étudiant et impliquent environ 600 heures de travail, dont 162 heures de cours en présentiel les mardis et jeudis sur le campus universitaire.

Le recteur Juli Minoves a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement de cette initiative, qui élargit l’offre de l’université tout en répondant aux besoins locaux en formation et recherche. Il a souligné l’importance croissante de la cybersécurité face aux menaces cybernétiques en hausse contre les entreprises, les organismes publics et les particuliers, notant que les outils numériques de gestion d’informations et de données personnelles sont souvent confrontés à des attaques sophistiquées risquant des détails sensibles et des infrastructures clés.

Minoves a partagé un exemple récent issu d’une réunion de recteurs d’universités d’États petits, où la rectrice de l’Université d’Islande a dû partir après avoir appris une cyberattaque sur le système de gestion de son établissement. « Cela peut arriver à tout moment, même aux institutions publiques », a-t-il ajouté.

Albert Santisteve, directeur de la technologie et de la sécurité chez Crèdit Andorrà, a qualifié le programme d’opportunité clé pour le pays afin de répondre à la demande d’experts qualifiés. Le curriculum adopte une approche technique à travers neuf modules, couvrant des sujets tels que la gouvernance de la sécurité, la réponse aux incidents, la sécurité web, les architectures de sécurité et les opérations de sécurité.

Jordi Ubach, de l’ANC-AD, a mis en avant l’alignement du programme avec la Stratégie nationale de cybersécurité, âgée de quatre ans. L’agence a relevé son niveau d’alerte il y a 18 mois après plusieurs incidents et considère la formation locale comme essentielle. Ubach anticipe une hausse de 8 à 10 % des incidents détectés en 2026, après une croissance régulière de 2024 à 2025 – malgré une baisse fin 2025 –, tout en précisant qu’il s’agit d’estimations qui pourraient ne pas se matérialiser pleinement.

César Marquina, directeur du Digital Office d’Andorra Telecom, a indiqué que l’entreprise s’est associée pour renforcer les connaissances en cybersécurité, au bénéfice des étudiants comme des entreprises en quête de talents formés.

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