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Economie·

Andorre approuve une loi pour des réglementations plus strictes des agents immobiliers

Le gouvernement impose l'adhésion à un collège professionnel, des qualifications universitaires et une assurance de 750 000 € pour renforcer les protections et lutter contre l'exercice non qualifié.

Points cles

  • Exige diplôme universitaire niveau 6A, postgraduate à l’Université d’Andorre, catalan B2 et assurance 750 000 € pour les nouveaux agents.
  • Rend obligatoire l’adhésion au collège pour exercer ; réserve les activités aux professionnels qualifiés.
  • Renforce la transparence avec infos écrites sur biens et frais ; limite la propriété des agences à 51 % par membres.
  • Transition de 2 ans pour les 700+ professionnels existants ; refondation du collège avec 51 % d’approbation.

Le Conseil des ministres andorran a approuvé mercredi un projet de loi visant à réglementer le Collège officiel des agents et gestionnaires immobiliers, en introduisant des exigences d'entrée plus strictes et une meilleure protection des clients.

La réforme exige que les nouveaux professionnels détiennent un diplôme universitaire de niveau 6A et suivent un cours de postgraduate spécifique à l’Université d’Andorre. L’inscription au collège deviendra obligatoire pour exercer, avec preuve de la plénitude des droits civils et politiques, d’absence de condamnations pour certains crimes, d’absence d’incapacité ou d’incompatibilité, d’autorisation gouvernementale et d’un niveau B2 en catalan. Chaque agent ou gestionnaire devra également souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant au moins 750 000 €.

La loi définit le champ d’activité de la profession, incluant l’intermédiation dans les ventes et locations immobilières, les évaluations commerciales et la gestion d’actifs. Ces activités seront réservées exclusivement aux professionnels qualifiés, à l’exclusion des particuliers vendant leurs propres biens, des administrations publiques, de l’Institut national du logement et des entités promouvant les locations à prix abordable.

Pour renforcer la transparence, les agents devront fournir par écrit des informations sur les caractéristiques des biens, les conditions de la transaction, les charges, frais et honoraires. Tous les contrats exigeront une forme écrite avec des informations précontractuelles renforcées pour accroître la sécurité juridique.

Le projet de loi lutte contre l’exercice non qualifié et les prête-noms en limitant la multipropriété des agences, en interdisant les prête-noms, en exigeant la transparence sur la propriété des sociétés et en imposant que 51 % au moins du capital d’une entreprise soit contrôlé par un membre du collège — sauf dans les sociétés pluripersonnelles. Il traite aussi des conflits d’intérêts et fixe les responsabilités civiles, pénales, administratives et disciplinaires, le collège reprenant la supervision et l’exécution au gouvernement.

Le collège devra être refondé avec l’approbation de 51 % de ses membres à l’entrée en vigueur de la loi. Élaboré avec les acteurs du secteur et partagé avec la commission de l’Économie du Conseil général, le projet de loi entrera en procédure parlementaire la semaine prochaine.

Le ministre du Tourisme et du Commerce, Jordi Torres, a qualifié ces changements d’essentiels pour actualiser une loi de 2000 inchangée depuis son adoption et non alignée sur les règles de 2008 pour les collèges professionnels. « L’activité immobilière impacte directement le logement, l’investissement et la sécurité juridique, nécessitant une adaptation aux exigences du marché et de la société », a-t-il déclaré.

Actuellement, environ 300 professionnels sont membres du collège, tandis que plus de 700 détiennent une autorisation d’exercer, bien que beaucoup n’aient pas d’entreprise enregistrée. Les titulaires d’autorisation existants intégreront automatiquement le collège en tant que membres non pratiquants. Ceux qui souhaitent exercer disposent d’une période transitoire de deux ans pour se régulariser, suivie d’un cours de mise à niveau à l’Université d’Andorre — sans obligation du nouveau diplôme universitaire. Les membres du collège d’ici fin 2025 et ceux achevant ou inscrits au cours 2025-2026 avec une entreprise ouverte ou en attente échapperont aux nouvelles règles académiques.

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