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Economie·

Panne de transit belge stoppe les exportations internationales de l'Andorre depuis deux semaines

Une défaillance informatique dans le réseau douanier belge bloque tous les envois andorrans nécessitant des documents de transit international. Les entreprises déplorent de lourdes pertes face au silence des autorités, les experts alertant sur des dommages économiques plus larges.

Points cles

  • Panne technique belge bloque le transit des biens andorrans hors Espagne et France depuis le 17 juillet.
  • Entreprises confrontées à des commandes gelées, annulations clients et absence de réponse des douanes.
  • L'Andorre dépend de l'infrastructure belge via l'accord douanier UE ; crise similaire en janvier dernier durant 6-7 semaines.

Une panne technique dans le système de transit belge bloque les exportations internationales de marchandises andorranes depuis au moins le 17 juillet, paralysant les envois vers des destinations au-delà de l'Espagne et de la France.

Cette perturbation touche toutes les marchandises nécessitant des documents de transit international, comme celles destinées au Portugal, à l'Italie ou à des pays hors UE. Les expéditions routinières vers les voisins de l'Andorre se poursuivent sans interruption. Les entreprises signalent deux semaines d'ordres gelés, d'annulations de clients et une pression croissante pour expliquer les retards dus à ce problème informatique.

Un administrateur d'une entreprise touchée a décrit l'épreuve : les commandes sont complètement à l'arrêt, les clients annulent leurs achats, et les agents des douanes n'ont donné aucun avis ni explication. Contacter les autorités s'est révélé vain, les demandes étant renvoyées d'un service à l'autre sans connaissance apparente du problème. L'exécutif a qualifié d'inouï qu'un pays entier soit mis sur la touche sans activation de protocoles d'urgence manuels, aggravant le stress interne lié aux exigences des clients mondiaux.

Les experts du secteur douanier attribuent la panne à un lien numérique fragile lié à l'accord douanier de l'Andorre avec l'UE. Plutôt que d'intégrer un système indépendant à coût élevé, la Principauté s'appuie sur l'infrastructure belge, fonctionnant de fait comme une province belge pour ces procédures. Les agents de transit remettent les documents aux douaniers, qui les saisissent manuellement dans le réseau belge. Cette connexion est désormais rompue, empêchant les douanes andorranes de valider tout envoi international.

Les impacts concernent des petits fournisseurs industriels envisageant de reporter les commandes à septembre jusqu'aux grands exportateurs, y compris les fabricants de cartes de crédit dont les chaînes d'approvisionnement sont perturbées. Les professionnels du transport mettent en garde contre des retombées économiques alarmantes, les entreprises risquant de perdre des marchés au profit de rivaux étrangers.

Ce n'est pas la première fois. En janvier dernier, une crise quasi identique a duré six à sept semaines après l'imposition par l'Europe de mises à niveau en cybersécurité. Tandis que les voisins comme l'Espagne s'étaient préparés en avance, l'administration andorrane a réagi tardivement, surchargeant les entrepôts des transporteurs de marchandises bloquées.

Les entreprises exigent une intervention gouvernementale, de la transparence et des solutions manuelles immédiates pour limiter les pertes clients. Les douanes restent muettes, sans calendrier de restauration fourni.

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