Andorre 7e mondiale pour le plus faible risque de blanchiment d'argent selon le rapport Basel 2025
L'Andorre obtient 3,48 au Basel AML Index, perd deux places mais reste devant la France et l'Espagne alors que les risques mondiaux stagnent.
Points cles
- Andorre 7e mondiale (3,48), derrière la Finlande (3,03) ; recul de la 5e place l'an dernier.
- Voisins : France 18e (3,99), Espagne 34e (4,24), Portugal à la 12e (3,83).
- Moy. mondiale 5,28 (légère baisse) ; Europe 4,11 ; 54 % des juridictions améliorées.
- Uifand met à jour liste haut risque : retire 4 pays, garde Monaco en vigilance accrue.
L'Andorre occupe la septième place mondiale pour le plus faible risque de blanchiment d'argent, selon le rapport annuel 2025 du Basel Governance Institute, qui a évalué 177 juridictions. La principauté a obtenu un score de 3,48 sur une échelle où 10 indique le risque le plus élevé, ce qui la place derrière la Suède au même score, l'Estonie (3,25), le Danemark (3,18), Saint-Marin (3,08), l'Islande (3,04) et la Finlande (3,03). La Slovénie (3,49), la Norvège (3,73) et la Nouvelle-Zélande (3,76) complètent le top 10.
Malgré sa position dans le groupe de tête, l'Andorre a reculé de deux places par rapport à la cinquième position dans le rapport de l'année précédente, qui couvrait 164 juridictions. En bas du classement figurent le Congo (7,63), Haïti (8,12) et le Myanmar (8,18).
Parmi les voisins et petits États similaires, la France a obtenu 3,99 en 18e place, tandis que l'Espagne a perdu une position pour se placer 34e avec 4,24. Le Portugal s'est nettement amélioré, gagnant 11 places pour atteindre la 12e avec 3,83. Le Luxembourg est 14e (3,97), le Liechtenstein 25e (4,11), le Monténégro 39e (4,33), Chypre 61e (4,77) et Malte 83e (5,15).
Le Basel AML Index s'appuie sur 17 indicateurs dans cinq domaines clés qui augmentent les risques de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme : lacunes dans les cadres anti-blanchiment, niveaux de corruption et de pots-de-vin, conformité aux normes de transparence financière, transparence et responsabilité publiques, et état des droits politiques et de l'État de droit.
Le rapport note une stagnation générale des scores de risque malgré les efforts des secteurs public et privé pour adopter des approches basées sur les risques. La moyenne mondiale n'a progressé que marginalement de 5,30 à 5,28 — « statistiquement insignifiant » —, ce qui rassure sur le fait que les contre-mesures suivent le rythme des menaces émergentes comme les actifs virtuels et l'usage illicite de l'IA, bien que la vigilance reste essentielle face aux tactiques d'évasion sophistiquées.
Sur les juridictions évaluées l'année dernière, 54 % (88) se sont améliorées, 43 % (71) se sont dégradées et 3 % (cinq) sont restées stables. L'Europe a vu sa moyenne de risque passer de 4,09 à 4,11, toujours bien en dessous de la moyenne mondiale, avec des cadres anti-blanchiment stables mais des préoccupations sur l'affaiblissement de la transparence financière accompagnées d'une hausse de la corruption et de la fraude. La transparence du secteur public s'est améliorée, tandis que les risques légaux et politiques sont restés stables.
Par ailleurs, l'Unité de renseignement financier d'Andorre (Uifand) a mis à jour sa liste des juridictions à haut risque en ligne avec la dernière revue du Groupe d'action financière. Monaco reste soumis à une diligence renforcée pour toutes les relations d'affaires ou financières et les entités connexes. Quatre pays — Burkina Faso, Mozambique, Nigeria et Afrique du Sud — ont été retirés. La liste révisée comprend désormais l'Algérie, l'Angola, la Bolivie, la Bulgarie, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, Haïti, le Yémen, les îles Vierges britanniques, le Kenya, le Liban, Monaco, le Myanmar, la Namibie, le Népal, la République populaire démocratique du Laos, la République démocratique du Congo, la Syrie, le Soudan du Sud, le Venezuela et le Vietnam.
Les interdictions de relations avec la Corée du Nord et l'Iran, en raison d'un risque très élevé, restent en place.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :