Les dirigeants d'entreprises andorrans soutiennent les services en catalan face aux pénuries de main-d'œuvre
Des leaders du commerce de détail, de l'hôtellerie et des loisirs appuient les services en langue catalane dans les secteurs clés lors d'une table ronde, tout en évoquant les difficultés de recrutement.
Points cles
- Les dirigeants d'entreprises insistent sur l'intégration du catalan dans les interactions clients pour préserver l'identité et bâtir la confiance.
- Les pénuries de recrutement dans le commerce/hôtellerie imposent des investissements en formation ; les firmes d'actifs ont un meilleur accès aux locuteurs.
- Les experts voient la loi catalane comme essentielle à la compétitivité, appelant à des inspections, amendes et compétences multilingues.
- UNNIC illustre la formation et les incitations pour améliorer la compétence du personnel auprès des clients andorrans et catalans.
Les dirigeants d'entreprises andorrans ont approuvé les services en langue catalane dans les secteurs clés lors d'une table ronde samedi, tout en soulignant les défis de recrutement dans le commerce de détail, l'hôtellerie et les loisirs au milieu de pénuries de main-d'œuvre persistantes.
L'événement, intitulé « Catalan dans le monde des affaires », a été organisé par Cultura Activa en collaboration avec le Congrès de la Culture Catalane. Les participants incluaient Maria Creus, membre du conseil de l'Association des Entreprises Familiales Andorranes (EFA) et petite-fille de l'ancien chef du gouvernement Òscar Ribas Reig ; Iago Andreu, directeur de la CEA (par vidéoconférence) ; les économistes Laura Llusà et Ferran Piqué de Catalogne ; Marina Llompart, responsable des ressources humaines du centre de loisirs UNNIC ; Esteve Plantada, directeur du Congrès ; et Maria Cucurull, présidente de Cultura Activa.
Creus a insisté sur la nécessité d'intégrer le catalan dans les affaires et les interactions avec les clients pour maintenir la langue vivante. Elle a noté des différences entre les types d'entreprises : les sociétés de gestion d'actifs peuvent recruter dans un vivier plus large de locuteurs catalans, tandis que le commerce de détail, les restaurants et les hôtels embauchent le personnel disponible et investissent dans sa formation. Pour les membres de l'EFA, fondés à une époque où le catalan était la langue quotidienne, il est au cœur de l'identité, favorisant la confiance et la fidélité des clients. Elle a rappelé le discours de son grand-père à l'ONU en 1993 en catalan comme une affirmation audacieuse de conviction.
Andreu a appelé à du « réalisme et du pragmatisme » dans l'application de la Loi sur la langue officielle, compte tenu des pénuries et des besoins d'intégration des travailleurs. La CEA fournit à ses adhérents des ressources pour améliorer la compétence du personnel, notant une large reconnaissance de l'importance de la loi.
Les experts ont présenté la loi – qui approche de son deuxième anniversaire – comme un outil de compétitivité. Llusà l'a jugée « complètement indispensable », la comparant à l'anglais en Angleterre ou au français en France, et a considéré le service en catalan comme un droit du consommateur. Elle a exhorté les institutions à contrôler le respect par des inspections et des amendes, surtout dans un contexte de pénurie de logements et de bas salaires en Andorre et à Barcelone. Les professionnels doivent développer des compétences multilingues, y compris en catalan, pour les opportunités locales et transfrontalières. « Une langue s'enrichit avec plus de locuteurs – c'est votre identité », a-t-elle dit.
Piqué, à la tête de la Commission Jeunes du Collège des Économistes de Catalogne, a salué l'approche andorrane face à l'« urgence » de la langue catalane. Les entreprises ont le devoir de former des locuteurs pour des bénéfices culturels et économiques, contre les fonds globaux qui affaiblissent les racines locales. Il a loué les entreprises ancrées localement comme UNNIC et insisté sur le rôle du législateur.
Llompart a détaillé les initiatives d'UNNIC : formations, guides, incitations culturelles et réunions en catalan lorsque possible pour rassurer les clients andorrans et catalans tout en favorisant l'intégration. Elle a plaidé pour des rappels institutionnels plus précoces sur les exigences linguistiques pour le renouvellement des permis de séjour. « Il ne s'agit pas d'imposer le catalan, mais d'expliquer pourquoi le service au public en a besoin », a-t-elle dit, positionnant UNNIC comme un modèle pour les entreprises locales.
Cucurull a pointé les lacunes dans les magasins, les banques et les entreprises, appelant à une responsabilité partagée. Le catalan renforce la compétitivité ; les jeunes gèrent les langues globales à l'étranger, mais l'Andorre « bat au rythme du catalan », a-t-elle noté, en avertissant contre sa marginalisation.
Plantada a relié les domaines culturel et économique dans le contexte andorran, remerciant Cultura Activa. L'événement s'inscrit dans la campagne de sensibilisation linguistique sur trois ans du Congrès.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
Els experts destaquen el català com un actiu estratègic per a les empreses
- Diari d'Andorra•
L'Empresa Familiar Andorrana defensa el català com a senyal d’identitat i valor afegit
- Diari d'Andorra•
El sector de l'oci vol reivindica el català com a eina de servei i integració
- El Periòdic•
Experts reivindiquen el català com una eina cultural i econòmica clau per a la competitivitat de les empreses
- Diari d'Andorra•
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- Altaveu•
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- Diari d'Andorra•
Debat empresarial sobre l’ús del català