Andorre approuve une hausse de 2,8 % des tarifs d'électricité pour 2026 et nomme un nouveau directeur de la FEDA
Le gouvernement valide une augmentation uniforme liée à l'inflation, qui épargne les ménages vulnérables, tout en nommant Sílvia Calvó à la tête du fournisseur d'énergie.
Points cles
- Hausse de 2,8 % des tarifs non subventionnés dès janvier 2026, liée à l'IPC d'octobre ; subvention vulnérables gelée.
- Augmentation moyenne mensuelle : 1 € (sans chauffage électrique) ou 2 € (avec) sur base 40 € ; prix 40 % sous voisins.
- Paroisses couvrent 75 % des coûts d'éclairage public, fin de l'exonération totale de crise.
- Sílvia Calvó nommée directrice générale FEDA remplaçant Albert Moles ; opposition dénonce 'portes tournantes' sans mérite.
Le gouvernement andorran a approuvé une hausse de 2,8 % des tarifs d'électricité pour 2026, parallèlement à la nomination d'un nouveau directeur général pour le fournisseur d'énergie Forces Elèctriques d'Andorra (FEDA).
Le Conseil des ministres a validé mardi cette augmentation uniforme, demandée par la FEDA et liée à l'indice des prix à la consommation d'octobre. Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a indiqué que les tarifs ne subiront pas d'autres hausses même si l'inflation de fin d'année dépasse ce niveau. L'ajustement s'applique à tous les tarifs et tranches de consommation non subventionnés dès janvier, en épargnant le tarif subventionné pour les ménages vulnérables, qui reste gelé. Cela porte l'écart à 20 % sur la première tranche et jusqu'à 58 % sur les plus élevées par rapport aux tarifs domestiques standards. Environ 500 familles bénéficient de cette subvention.
Les ménages verront leur facture mensuelle moyenne augmenter de 1 € sans chauffage électrique ou de 2 € avec, sur une base typique d'environ 40 €. Casal a qualifié cette hausse de « très gérable » et inférieure aux niveaux potentiels, après la fin de la phase la plus aiguë de la crise énergétique. Il a souligné que les prix andorrans resteront environ 40 % inférieurs à ceux des pays voisins, garantissant la stabilité financière de la FEDA, sa compétitivité et le financement des investissements pour la transition énergétique face aux incertitudes mondiales. Des contrats à long terme assurent la fiabilité de l'approvisionnement.
Cette décision transfère aussi une partie des coûts de l'éclairage public : les paroisses prendront en charge 75 % des frais d'énergie et de puissance – soit une ristourne de 25 % – mettant fin à l'exonération totale de l'ère de crise. Les responsables ont indiqué que cela équilibre croissance économique, sobriété énergétique et soutien aux groupes vulnérables.
Dans une décision distincte, le Conseil a nommé Sílvia Calvó, chef de cabinet du chef du gouvernement Xavier Espot, nouvelle directrice générale de la FEDA, en remplacement d'Albert Moles. Ingénieure environnementale et ancienne ministre de l'Environnement, Calvó prendra ses fonctions en février. Moles, qui dirigeait depuis 20 ans au-delà de l'âge de la retraite, reste en poste jusqu'au 31 mars, partageant tâches et salaire pendant la période de transition pour éviter des coûts publics supplémentaires.
Les partis d'opposition ont critiqué cette nomination. Concòrdia l'a qualifiée de « portes tournantes », réclamant une procédure basée sur le mérite plutôt que le choix direct d'Espot, et la jugeant antidémocratique au regard des questions d'indépendance judiciaire. Le social-démocrate Pere Baró a estimé que contourner la concurrence discrédite Calvó et dessert le travail de la FEDA.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
Calvó rellevarà Moles a FEDA i es partiran el salari mentre hi cohabitin
- El Periòdic•
La factura elèctrica pujarà entre un i dos euros amb l’actualització de les tarifes de FEDA per a l’any vinent
- Diari d'Andorra•
La llum costarà un 2,8% més el 2026
- Altaveu•
La llum pujarà un 2,8% l'any vinent