Andorre : un propriétaire obtient l'expulsion après surpeuplement d'un appartement loué par une entreprise
Un propriétaire à Andorra la Vella a réussi à expulser une entreprise d'un appartement loué utilisé pour loger plusieurs employés, en violation du bail.
Points cles
- Bail à 918 euros/mois limité à représentant d'entreprise et famille uniquement.
- Inspection révèle plusieurs travailleurs et normes d'hygiène insuffisantes.
- Tribunal ordonne expulsion après mise en demeure de 15 jours ignorée ; appel rejeté.
- Allégations de discrimination de l'entreprise rejetées faute de preuves.
Un propriétaire à Andorra la Vella a réussi à expulser une entreprise d'un appartement loué après avoir découvert qu'il servait à loger plusieurs employés, en violation des termes du bail.
Le contrat de location, au prix de 918 euros par mois, stipulait explicitement que l'appartement ne pouvait être utilisé que par le représentant de l'entreprise et sa famille. Agissant sur la base d'informations reçues, le propriétaire a effectué une inspection et a constaté que le logement était occupé par plusieurs travailleurs de la société. L'appartement ne respectait pas non plus les normes de base en matière d'hygiène et de propreté.
Le propriétaire a immédiatement notifié à l'entreprise la résiliation du contrat, lui intimant de quitter les lieux dans un délai de 15 jours. L'entreprise n'ayant pas obtempéré, l'affaire a été portée devant les tribunaux, où les juges ont statué en faveur du propriétaire, ordonnant l'expulsion.
L'entreprise a contesté la décision, arguant qu'elle n'avait pas sous-loué le bien et que la clause limitant l'usage au locataire nommé et à sa famille était discriminatoire. Elle a soutenu qu'il n'existait aucune base légale objective pour limiter l'occupation à une seule personne ou famille, et a suggéré que cette restriction constituait une discrimination fondée sur la nationalité, les travailleurs étant des étrangers.
Le tribunal a rejeté ces arguments. Il a estimé prouvé que l'appartement était occupé par plusieurs employés et non par les personnes désignées dans le contrat. Même sans preuve de sous-location, cela constituait une violation de la huitième clause, qui faisait de l'usage personnel et familial une condition essentielle du contrat.
Les juges ont également écarté les allégations de discrimination fondée sur la nationalité, notant l'absence de preuve que la clause visait ou entraînait un tel biais. La disposition ne reposait pas sur des critères personnels ou sociaux tels que l'origine ethnique, le genre, l'orientation sexuelle, la religion ou des facteurs similaires.
Le propriétaire a de nouveau prévalu en appel, obtenant l'expulsion en seconde instance. Les autorités n'ont pas commenté davantage sur d'éventuelles affaires similaires en cours d'examen.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :