Retour a l'accueil
Economie·

Andorre : les recettes fiscales des sociétés atteignent un record de 158 M€, +50 %

Les rentrées fiscales andorranes ont bondi grâce à la croissance économique et aux changements de loi de 2023 imposant un paiement minimum de 3 % pour les entreprises, générant un budget provisoire excédentaire.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Impôt des sociétés : 157,85 M€ (+50 % sur un an), dépasse le budget de 100,4 M€.
  • Impôts directs totaux : 245,6 M€ (+32 %) ; IRPF : 74,9 M€ (+29 %).
  • Nouvel impôt immobilier étranger : 10,5 M€, dépasse la prévision annuelle.
  • Excédent provisoire : 155,9 M€ ; rentrées supérieures aux dépenses.

Les recettes fiscales des sociétés en Andorre ont atteint un record de près de 158 millions d’euros au 30 septembre, soit une hausse de 50 % par rapport à la même période en 2024.

Le rapport d’exécution budgétaire du gouvernement attribue cette hausse à une forte croissance économique et à des changements législatifs introduits par la loi 5/2023, adoptée le 19 janvier. Cette loi a limité les déductions sur les quotas d’impôt des sociétés, garantissant aux entreprises un paiement d’au moins 3 % de leurs bénéfices. Fin septembre, les rentrées s’élevaient à 157,85 millions d’euros, bien au-dessus de la prévision budgétaire 2025 de 100,4 millions et du chiffre de 105,3 millions de l’année précédente. Ce total inclut les principaux paiements : la régularisation de juin pour 2024 et l’acompte de septembre basé sur les bénéfices estimés pour 2025.

L’ensemble des impôts directs a progressé de 32 % pour atteindre 245,6 millions d’euros. L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) a également battu un record à 74,9 millions d’euros, en hausse de 29 % par rapport à 58,2 millions en 2024. Les responsables ont noté que cela reflète une activité économique améliorée et des ajustements salariaux pour contrer l’inflation. L’impôt sur le revenu des non-résidents a fortement augmenté à 12,75 millions d’euros, soit une hausse de 81 % par rapport à 7 millions l’année précédente.

Un nouvel impôt sur les investissements immobiliers étrangers, destiné à freiner ce type de transactions, a au contraire dopé les rentrées à 10,5 millions d’euros en neuf mois, dépassant la projection annuelle de 9,3 millions et en hausse de 16 % par rapport à 9 millions en 2024.

Les impôts indirects ont donné des résultats mitigés. La taxe sur la consommation a chuté de 32 % à 68,6 millions d’euros, en grande partie en raison d’importations de tabac réduites après les hausses de droits de douane de l’année dernière et un effet de constitution de stocks. En revanche, la TVA (IGI) a progressé de 15 % à 134,46 millions d’euros, signe d’une création de valeur plus forte malgré des prix stables.

Les autres rentrées incluent les redevances à 32 millions d’euros (+4 %), les revenus des actifs à 42,5 millions (contre 36,2 millions, aidés par 8,4 millions de dividendes FEDA) et les taxes sur les jeux à 2,33 millions (contre 652 000 euros). Les taxes spéciales ont légèrement reculé de 1 %.

Côté dépenses, les coûts du personnel ont atteint 109 millions d’euros (+6 %), les biens et services 35,6 millions (également +6 %), tandis que les dépenses financières ont baissé de 1 %. Les investissements ont totalisé 38,7 millions d’euros, dont 3,9 millions pour le contournement de Massana et 1,477 million pour Sant Julià.

Au total, les rentrées ont dépassé les dépenses, générant un excédent provisoire de 155,9 millions d’euros. Les responsables s’attendent à ce qu’il se resserre d’ici la fin de l’année avec l’exécution de davantage d’investissements.

Partager l'article via

Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :