Andorre sans juge national à la CEDH pour des affaires clés liées à la BPA après récusation
L’ex-juge Canòlic Mingorance s’est récusée de deux affaires à la CEDH contestant l’intervention bancaire de la BPA en Andorre.
Points cles
- Canòlic Mingorance, ex-maire et juge, récusée d’affaires CEDH liées à la BPA pour rôle d’enquêtrice antérieur.
- Affaires passées en recevabilité ; allégations de délais excessifs dans gels de comptes non traités par tribunaux andorrans.
- CEDH admet les affaires, pose des questions ; rejette contestation de récusation car déjà effectuée.
- Absence de juge national désavantage l’Andorre, sans avis sur lois locales ; plus de recours possibles.
L’Andorre n’a pas de juge national à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour deux affaires liées à l’intervention bancaire de la BPA, après que Canòlic Mingorance s’est récusée des deux.
Mingorance, ancienne maire et juge au Tribunal de Corts, s’est retirée des procédures impliquant un client de la BPA et un dirigeant basé au Mexique. Ces affaires, quasi identiques, ont déjà passé le filtre initial d’irrecevabilité de la CEDH. Les requérants estiment que le gel prolongé de leurs comptes constitue un délai excessif, mal traité par les juridictions ordinaires et la Cour constitutionnelle andorranes. Ils cherchent une reconnaissance internationale des failles du système judiciaire de la Principauté.
La cour de Strasbourg a admis les affaires à examen et a posé des questions aux deux parties pour clarifier les points clés.
La récusation de Mingorance est devenue publique récemment, à la suite d’une demande des avocats des requérants pour contester sa participation. Ils ont invoqué son rôle antérieur d’enquêtrice principale dans l’affaire pénale BPA, arguant qu’il créait trop de liens avec le dossier. La CEDH a rejeté la contestation comme irrecevable, notant que Mingorance s’était déjà récusée en vertu de l’article 28, paragraphes 2 et 3, de son règlement. Une instruction générale du tribunal a veillé à ce que ses documents ne soient pas transmis pour examen.
Si les requérants voient son absence comme une garantie contre un éventuel biais, elle désavantage l’Andorre. Le juge national ne vote pas sur les affaires de son pays mais fournit des conseils essentiels aux autres juges sur les lois et procédures locales, une connaissance que les juges étrangers n’ont pas. Des sources indiquent que d’autres recours liés à la BPA pourraient suivre, risquant de reproduire le problème.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :