Espagne : contrôles fiscaux obligatoires pour les YouTubers revendiquant une résidence andorrane
L'agence fiscale espagnole impose des inspections préventives aux créateurs de contenu s'installant en Andorre, vérifiant les 183 jours de séjour et les liens économiques pour décourager la fraude fiscale.
Points cles
- Inspections obligatoires pour YouTubers déclarant une résidence andorrane, vérifiant plus de 183 jours de présence.
- Focus sur les intérêts économiques restants en Espagne, entraînant arriérés d'impôts et pénalités.
- Mesure dissuasive contre l'évasion fiscale ; Andorre partage des données financières avec l'Espagne.
- Enquêtes en cours sur les résidents andorrans actuels soupçonnés de ne pas respecter les règles de résidence espagnoles.
L'autorité fiscale espagnole a introduit des inspections préventives obligatoires pour les créateurs de contenu espagnols et YouTubers déclarant une résidence fiscale en Andorre, dans le but de décourager un afflux potentiel de ces individus cherchant des impôts plus bas.
L'Agence fiscale espagnole cible les Espagnols de ce profil professionnel qui informent les autorités de leur déménagement au Principat, cessant de payer des impôts en Espagne. Ces contrôles portent sur deux critères clés : si l'individu passe au moins 183 jours par an en Andorre, comme requis pour la résidence fiscale, et si son centre d'intérêts économiques reste en Espagne.
José María Peláez, porte-parole de l'Association espagnole des inspecteurs fiscaux, a expliqué cette politique dans l'émission *Avui serà un bon dia* de Ràdio Nacional d'Andorra. Il a indiqué que ce mécanisme a un objectif dissuasif clair, avec des enquêtes approfondies déclenchées par tout signe que les activités économiques continuent d'être générées depuis l'Espagne. « Toute personne consciente qu'elle fait face à un examen approfondi si ses intérêts restent en Espagne pourrait décider que le risque n'en vaut pas la peine », a noté Peláez, ajoutant que les contrevenants pourraient devoir des arriérés d'impôts plus des pénalités aux taux espagnols.
Peláez a souligné que passer plus de temps hors d'Espagne ne suffit pas si les opérations commerciales persistent là-bas. Il a rappelé qu'Andorre n'est pas un paradis fiscal, partageant donc des données financières avec l'Espagne lors des enquêtes, ce qui donne aux autorités une vue complète des finances de l'individu. Si le centre économique est jugé espagnol, la revendication de résidence échoue quel que soit le temps passé physiquement en Andorre.
L'inspecteur a mis en avant les préoccupations persistantes concernant les résidents andorrans actuels, y compris des YouTubers et célébrités, que les agents fiscaux espagnols estiment ne pas respecter les règles de résidence et donc rester imposables en Espagne. « Il est courant de trouver des cas où ils prétendent déménager mais ne remplissent pas les exigences, si bien qu'ils restent fiscalement espagnols même s'ils travaillent depuis le Principat », a-t-il dit.
Les autorités s'attendent à ce que cette politique produise des résultats rapidement, compliquant les perspectives pour les influenceurs visant le régime fiscal andorran.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :