Forbes soutient l'amnistie pour les condamnés du scandale bancaire BPA en Andorre
Le journaliste chevronné Melik Kaylan argue dans Forbes qu'une loi d'amnistie corrigerait les injustices du dossier BPA, liées à l'ingérence espagnole et à un rapport FinCEN manipulé.
Points cles
- Melik Kaylan de Forbes affirme que la BPA a été scapegoatée lors de l'intervention de 2013 liée à l'Operació Catalunya et à un rapport FinCEN manipulé.
- 18 condamnés dans le procès BPA, dont l'ex-PDG Joan Pau Miquel (7 ans) ; les affaires espagnoles ont capoté tandis qu'Andorre a condamné.
- Révélation post-expropriation d'une opération de renseignement gouvernementale ; le client chinois Gao Ping impuni.
- L'amnistie affirmerait la souveraineté, corrigerait les punitions disproportionnées et rassurerait les États-Unis sur l'usage abusif du FinCEN.
Un article de Forbes a publiquement soutenu les appels à une loi d'amnistie en Andorre pour les personnes impliquées dans l'affaire BPA, arguant qu'elle rectifierait une injustice perçue et restaurerait la crédibilité de la principauté.
Le journaliste chevronné Melik Kaylan, qui couvre les questions économiques depuis 1999, a écrit cet article dans le magazine économique américain. Il décrit l'intervention de 2013 sur la banque – liée à la prétendue Operació Catalunya et à une manipulation alléguée d'un rapport FinCEN – comme ayant conduit à l'expropriation de l'établissement et à de longues peines de prison pour ses dirigeants. Parmi les 18 personnes récemment condamnées dans le principal procès BPA figurait l'ancien PDG Joan Pau Miquel, qui a écopé de sept ans.
Kaylan soutient que la BPA a servi de bouc émissaire à une corruption bancaire plus large en Andorre, la saga étant enracinée dans des actions espagnoles secrètes visant des leaders indépendantistes catalans comme Jordi Pujol. Il note que les affaires espagnoles connexes se sont effondrées – comme des procédures classées ou la BPA blanchie des accusations de blanchiment – tandis que les tribunaux andorrans ont prononcé des condamnations. En revanche, des figures de premier plan comme l'homme d'affaires chinois Gao Ping, client de la BPA, n'ont subi aucune sanction, et l'Operació Emperador espagnole reste non jugée après plus d'une décennie.
L'article met en lumière des révélations post-expropriation dans les médias suggérant que le gouvernement andorran a ciblé la BPA dans une opération de renseignement. Kaylan avertit que cette affaire « trouble et contradictoire » a attiré peu d'attention internationale en raison de sa complexité, mais qu'elle mine la sécurité bancaire de l'UE et la stabilité financière mondiale.
Une amnistie, argue-t-il, corrigerait les « punitions disproportionnées », signalerait la souveraineté de l'Andorre face à l'ingérence étrangère et rassurerait la nouvelle administration américaine sur la gestion du FinCEN. Elle affirmerait aussi que le pouvoir réglementaire américain ne peut être exploité politiquement. Kaylan appelle à des enquêtes indépendantes sur le secteur bancaire andorran, indépendamment des liens politiques, tout en prenant au sérieux l'avertissement américain de 2014 sur le blanchiment.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :