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Economie·

Litige judiciaire sur le projet Arbres del Tarter bloque les achèvements d’acheteurs

Les investisseurs ont révoqué les pouvoirs de vente du promoteur délégué après encaissement de gros acomptes, laissant plus d'une douzaine d'acheteurs dans l'incertitude au milieu de procédures civiles en cours en Andorre et d'une plainte pour fraude rejetée en Espagne.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Au moins une douzaine d’acheteurs ayant versé des acomptes substantiels ne peuvent signer les actes définitifs malgré l’achèvement du projet.
  • L’investisseur réclame environ 31 M€ pour Arbres del Tarter (et 15 M€ pour un autre projet) ; il a révoqué les pouvoirs du promoteur délégué.
  • Le promoteur délégué a demandé des mesures provisoires en Andorre ; l’investisseur a porté plainte en Espagne pour escroquerie et administration déloyale.
  • Litige civil transfrontalier en cours, incertitude pour les acheteurs, poursuites pénales possibles.

Un litige judiciaire entre des sociétés d’investissement et le promoteur délégué du projet haut de gamme Arbres del Tarter empêche plusieurs acheteurs de finaliser leurs achats et se déroule à la fois en Andorre et en Espagne. Le projet est achevé depuis le début de l’année, mais au moins une douzaine d’acheteurs potentiels ou locataires ayant versé des acomptes substantiels — dans certains cas de plusieurs millions d’euros selon des sources — ne peuvent signer les actes définitifs.

Selon une plainte déposée auprès de l’Audience nationale espagnole, ultérieurement rejetée pour manque de compétence, une société d’investissement espagnole basée à San Sebastián de los Reyes s’est intéressée à deux projets résidentiels à El Tarter. Les investisseurs auraient créé une société andorrane pour détenir ce qui est devenu Arbres del Tarter et conclu un accord avec une autre société andorrane, détenue par un ressortissant espagnol différent, pour agir en tant que promoteur délégué chargé du marketing et des ventes.

La plainte affirme que la société investisseuse fournirait la majeure partie des fonds — elle réclame environ 31 millions d’euros pour Arbres del Tarter et 15 millions d’euros pour un autre projet à Tarter encore en construction — tandis que le promoteur délégué apporterait une part moindre du financement de construction et prendrait en charge tous les coûts de marketing, de publicité et de vente. Des pouvoirs ont été accordés au promoteur délégué pour négocier les ventes au nom de l’investisseur.

Lorsque plusieurs unités avaient été vendues avec de gros acomptes et qu’une déclaration de nouvelle construction avait été enregistrée, la société investisseuse a révoqué les pouvoirs antérieurement accordés au promoteur délégué. Cette révocation a laissé en suspens la notarisation des actes d’achat et perturbé les procédures devant les notaires choisis pour formaliser les transactions.

En réponse, le promoteur délégué a saisi l’autorité judiciaire andorrane pour des mesures provisoires visant à empêcher le propriétaire de remettre en vente ou de vendre des unités déjà engagées auprès d’acheteurs. Parallèlement, la société investisseuse s’appuie sur sa plainte en Espagne — qui alléguait administration déloyale, escroquerie et autres irrégularités — dans sa stratégie pour contrer les actions civiles en cours en Andorre.

À ce jour, les procédures semblent essentiellement civiles, mais des sources indiquent que des poursuites pénales ne sont pas exclues, certaines opérations alléguées pouvant constituer des infractions. La plainte espagnole mentionnait des opérations supplémentaires, dont un projet à Marbella qui n’aurait pas abouti.

Ce litige en cours crée une incertitude importante pour les acheteurs affectés. Certains ont déjà pris possession de leurs unités mais ne peuvent toujours pas finaliser leurs actes d’achat, tandis que d’autres n’ont pas récupéré leurs acomptes et ne peuvent conclure les transactions prévues. La nature transfrontalière du contentieux et la révocation des pouvoirs laissent l’issue et le sort des ventes en attente incertaines.

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