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Economie·

La ministre du Logement défend le projet de loi andorran sur la levée des gels des loyers

Conxita Marsol soutient la législation autorisant des hausses contrôlées sur 7 000 contrats anciens, avec des ajustements mineurs attendus malgré les propriétaires et syndicats.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveuBon DiaARA

Points cles

  • Couvre 7 000 contrats anciens : hausse initiale 6 % + 2,5 % IPC, puis IPC + 1-6 % annuels selon taux paroissiaux.
  • Exempte locations luxe > 2 500 €/mois, maisons unifamiliales, accords post-2022.
  • Amende exemplaire 100 000 € pour abus ; base Sicar pour surveiller loyers passés.
  • 30 M€ pour 200 logements publics ; incitations pour vacants peu rénovés.

**La ministre du Logement Conxita Marsol défend le projet de loi sur la levée des gels des loyers avant le débat parlementaire**

La ministre du Logement Conxita Marsol a défendu la législation gouvernementale sur la levée des gels des loyers avant son débat au Consell General cette semaine, indiquant seulement des changements mineurs malgré les résistances des propriétaires et syndicats. Dans des interventions sur *Parlem-ne* de Diari TV, *Avui serà un bon dia* de RTVA et Ràdio Nacional, elle a décrit le projet — finalisé après des discussions estivales avec Demòcrates et Ciutadans Compromesos — comme largement bouclé, autorisant des ajustements pour les loyers élevés proches de 7 € par mètre carré mais sans modifications majeures, même en cas de manifestations potentielles.

La mesure introduite en juin concerne environ 7 000 contrats anciens, autorisant des hausses initiales limitées à 6 % plus 2,5 % IPC. Sur cinq ans, les ajustements annuels suivent les taux de référence paroissiaux : IPC plus 6 % pour les loyers à 7 €/m² ou moins dans des paroisses comme Canillo (7,95 €/m²), Ordino (8,81 €/m²) et Encamp (9,47 €/m²), descendant à IPC plus 1 % pour les logements plus chers. La plupart des contrats s'alignent sur les taux de marché en quatre ans, avec des prolongations limitées. Les exemptions concernent les locations de luxe au-dessus de 2 500 € mensuels, les maisons unifamiliales, les accords post-2022 et les biens repris pour usage familial ou du personnel.

Marsol anticipe des hausses modérées, les propriétaires valorisant souvent des locataires stables. Elle a insisté sur la répression des abus, confirmant une amende proche de 100 000 € — le double du gain en capital du bien — infligée à un propriétaire qui avait prétendu destiner l'appartement à son fils ou un proche avant de le vendre. D'autres sanctions de 2 000 à 4 000 € ont frappé des contrevenants, déclenchées par des plaintes de locataires. Le gouvernement surveillera les excès via la base Sicar, où les locataires peuvent vérifier les loyers passés, et intensifiera les inspections si nécessaire. Marsol a assuré que des contrôles empêcheraient des hausses incontrôlées après 2027.

Le président de l'APBI Jordi Marticella a qualifié le projet de « profondément décevant », estimant qu'il transfère les responsabilités sociales aux propriétaires confrontés à l'inflation sur le chauffage, l'entretien et les prêts sans aides équivalentes. Il a contesté le plafond de 2,5 % IPC comme créant un précédent injuste, plaidant pour une augmentation des logements publics par l'État plutôt que des charges sur les propriétaires. Rejetant les étiquettes de « spéculateur », il n'anticipe pas de flambées, beaucoup de propriétaires optant pour des hausses modestes ou plafonnées pour garder leurs locataires, et appelle à vérifier l'IPC fin d'année. Sans rentabilité viable face aux pénuries, il a averti que les propriétaires pourraient abandonner la location.

Unió Sindical d’Andorra (USdA) a signalé des publicités trompeuses suggérant des plafonds indéfinis, notant que les contrats passeront aux taux de marché avec des risques de bonds importants depuis des bases basses. Elle appelle à un débat parlementaire ouvert sur les effets de la libéralisation.

Marsol a mis en avant 30 millions d'euros du surplus de 60 millions l'an prochain pour 200 logements publics dans trois bâtiments avancés, prêts après mises à niveau électriques, vitrages efficaces et réparations pour occupation en deux à trois mois, y compris possible cohabitation seniors. Un appel d'offres cible les logements vacants peu rénovés, offrant allégements fiscaux, exonérations d'IGI sur fournitures ou ajouts d'étages sans parking en sous-sol, si approuvés par la communauté dans les trois mois du projet.

La ministre anticipe des impacts gérables, priorisant les retraités pour les logements publics malgré les tensions d'abordabilité familiales, et suggère 2023 comme point optimal de levée des gels après sept ans de plafonds.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :