Le parc industriel d'Organyà avance comme hub d'expansion pour les entreprises andorranes
Routes d'accès et services presque achevés sur le site de 34 hectares en Catalogne, offrant un soulagement aux pénuries de terrains en Andorre dans le cadre d'une coopération transfrontalière.
Points cles
- Routes d'accès à la C-14, éclairage et eau presque achevés sur 50 000 m² du site de 34 ha.
- Incasòl prépare les parcelles cette année ; les prix seront clés pour attirer les acheteurs andorrans.
- Leaders catalans et andorrans proposent une zone économique pyrénéenne avec avantages fiscaux réduits.
- Les groupes patronaux exigent des coûts équivalents à Andorre ; l'alternative française à Merens est en retard.
Le projet de parc industriel d'Organyà progresse avec les routes d'accès et les services de base presque achevés, le site se positionnant comme une option potentielle d'expansion pour les entreprises andorranes confrontées à de graves pénuries de terrains.
Les travaux de raccordement du parc à la route C-14 et l'installation de l'éclairage et de l'approvisionnement en eau marquent la phase initiale, couvrant environ 50 000 mètres carrés sur les 34 hectares du site. La préparation des parcelles est prévue cette année, menée par l'Institut Català del Sòl (Incasòl), propriétaire des terrains. Le maire d'Organyà, Celesti Vilà, a souligné que l'éclairage représente le plus gros défi en raison d'une capacité électrique insuffisante, mais une réunion de travaux à venir accélérera les efforts. Le prix de vente ou de location des terrains — fixé par Incasòl — reste un facteur clé pour l'adoption du projet.
Cette dynamique s'appuie sur l'annonce de juin du président catalan Salvador Illa et du chef du gouvernement andorran Xavier Espot, lors de la première visite officielle d'Illa, lorsqu'ils ont présenté le parc comme un hub offshore pour les entreprises du Principat. Les organisations patronales andorranes, dont la Confederació Empresarial Andorrana (CEA) et la Chambre de Commerce, le considèrent comme un soulagement vital face aux contraintes d'expansion. Les entreprises locales peinent à se développer, tandis que les investisseurs étrangers rechignent souvent devant le manque d'espaces adaptés.
Le président de la CEA, Gerard Cadena, envisage une « zone économique pyrénéenne spéciale » avec des incitations fiscales réduites, au bénéfice d'Andorre et des zones catalanes en dépopulation comme Organyà, où Vilà espère attirer des résidents. Il cite en exemple des modèles alpins couvrant sept pays — y compris des États de l'UE et non-UE — et note que l'accord d'association d'Andorre avec Bruxelles pourrait faciliter la coopération et le financement.
Le président de la Chambre de Commerce, Josep Maria Mas, insiste sur la nécessité de coûts « abordables », idéalement équivalents à ceux d'Andorre, bien qu'aucun détail fiscal ou calendrier n'ait été discuté. Espot avait précédemment déclaré que les entreprises ne s'engageraient que si les conditions étaient similaires à celles du Principat. Une alternative française près de Merens est encore plus en retard, selon les dirigeants patronaux.
Alors que la construction avance, l'attrait du projet pour les entreprises andorranes dépend de l'obtention d'un régime différencié dans les négociations impliquant Andorre, Barcelone et Madrid.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :