Les commerçants de Pas de la Casa font face à une chute de 80 % des ventes avec des magasins vides
Les entreprises du village frontalier de ski réclament une aide immédiate alors que les subventions gouvernementales tardent, que le chaos des transports et les fermetures de frontières aggravent la crise.
Points cles
- Ventes en baisse de 70-80 % avec magasins vides et personnel inactif dans le village de ski.
- Aides gouvernementales annoncées mais critiquées pour leur retard, besoin d'argent immédiat.
- Chaos des transports : trains annulés, navettes absentes, retards frontaliers.
- Tensions d'approvisionnement : livraisons de 7 heures, stocks d'hiver accumulés, réductions d'effectifs forcées.
Les commerçants de Pas de la Casa luttent contre le désespoir face à des magasins vides et des chutes de ventes allant jusqu'à 80 %, même si les responsables gouvernementaux ont annoncé des aides et des réductions jeudi.
Ce village frontalier, habituellement animé en pleine saison de ski, offrait un contraste saisissant : vitrines grandes ouvertes, personnel oisif derrière les comptoirs et tables de restaurant vides à l'heure du déjeuner. Tandis que les réunions institutionnelles portaient sur des mesures de soutien comme des subventions et des allégements fiscaux, les propriétaires d'entreprises dans les rues commerçantes lançaient des appels urgents à une injection immédiate de liquidités. « C'est complètement désert », a déclaré un employé d'hôtel, qui cherche désormais du travail hors de la zone en raison du manque d'options locales. Il a noté l'absence d'effets concrets des aides annoncées, ce qui oblige de nombreuses entreprises à réduire leurs effectifs ou leurs horaires. « On licencie ou on impose des jours de congé sans solde, ce qui signifie moins de salaire – et moins de dépenses », a-t-il ajouté, décrivant un cercle vicieux.
Les impacts chiffrés dressent un tableau sombre. Un magasin d'accessoires pour motos n'a reçu que trois clients toute la matinée, avec une seule vente. Son gérant estime les revenus en baisse de 70 à 80 %. Il accueille favorablement les intentions d'aide mais critique le calendrier : « On en a besoin maintenant, pas fin mai. » Les perturbations des transports aggravent les difficultés. Les navetteurs transfrontaliers, dont le gérant et ses employés, font face au chaos avec des trains annulés depuis L'Hospitalet et des navettes absentes. « La situation des bus et des trains est un vrai bazar », a-t-il dit. « On arrive en retard et on part tôt – mais avec des ventes pareilles, ça change peu de chose. »
Les tensions dans la chaîne d'approvisionnement frappent encore plus fort. Le gérant d'un supermarché a rapporté des livraisons passant de trois à sept heures en raison de la fermeture de la frontière française, malgré des tentatives infructueuses pour obtenir de l'aide du gouvernement. Les détaillants de vêtements, eux, croulent sous des stocks d'hiver invendus accumulés depuis décembre. « On n'a jamais eu autant d'inventaire, donc on n'a jamais autant soldé », a expliqué l'un d'eux. Ils saluent le paquet d'aides mais soulignent les retards bureaucratiques : « Il faut faire une demande, et c'est un long processus. » En réponse, ils imposent des congés supplémentaires au personnel pour réduire les coûts.
Le coprince épiscopal s'est rendu sur place pour évaluer de visu la situation du campement. Bien que les engagements politiques signalent un soutien, l'écart entre les promesses et la réalité sur le terrain reste béant. Les commerçants locaux tiennent bon, espérant que les mesures se concrétisent avant que la saison ne s'effondre complètement et que l'hiver ne pointe.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :