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Economie·

Un nouveau programme de leadership par l’EFA, Esade et l’UdA dépasse les attentes en favorisant la confiance et les efforts conjoints

pour de meilleures politiques publiques face aux appels à une maturité institutionnelle.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveuBon Dia

Points cles

  • 31 participants des secteurs public et privé rejoignent le programme EFA-Esade-UdA, dépassant les attentes.
  • Le président de l’EFA Daniel Aristot appelle à bâtir la confiance plutôt qu’à entretenir des stéréotypes dans les partenariats.
  • Mónica Reig d’Esade met en avant des modèles structurés pour les infrastructures, le climat et les services sociaux.
  • Le recteur de l’UdA insiste sur la transparence et la responsabilité pour le bien commun.

Un programme de leadership et de gouvernance sur la collaboration public-privé, organisé par Empresa Familiar Andorrana (EFA), Esade et l’Université d’Andorre (UdA), a ouvert jeudi avec 31 participants des deux secteurs, dépassant les attentes et incitant à prévoir de futures éditions.

Le président de l’EFA, Daniel Aristot, a ouvert l’événement en appelant à un changement fondamental dans les interactions entre administrateurs et entreprises. Il a positionné ces partenariats comme un pilier stratégique des institutions andorranes, reflétant une maturité et la capacité à s’aligner sur des objectifs communs. Aristot a rejeté le stéréotype des entrepreneurs cherchant des faveurs avant de se heurter à des refus officiels, soulignant que le programme vise à instaurer la confiance et à créer des opportunités bénéfiques pour tous. Bâtir la confiance et changer les pratiques est difficile mais réalisable et mérite l’effort, a-t-il noté, ajoutant qu’une société mature n’attend pas que l’administration gère tout seule, tandis qu’une administration compétente reconnaît la valeur des contributions du secteur privé.

La session d’ouverture à l’UdA a été dirigée par Mónica Reig, directrice associée d’EsadeGov. Elle a insisté sur le fait que la formation conjointe établit un cadre conceptuel partagé, permettant à chaque secteur d’appliquer ses forces pour des politiques publiques de meilleure qualité. La méthodologie incite les participants à partager leurs perspectives, à remettre en question les préjugés et à prioriser l’intérêt général, les organismes publics fixant les objectifs et l’expertise privée aidant à l’exécution.

Reig a décrit les modèles public-privé comme une extension de l’action publique, où une conception structurée garantit un impact significatif soutenu par une légitimité sociale et politique, plutôt que de se focaliser uniquement sur l’échelle. Le succès dépend des conditions de marché, de la capacité institutionnelle et d’une planification orientée résultats, a-t-elle dit, en mettant en garde contre les risques des approches axées sur l’activité. Les autorités publiques doivent jouer le rôle de chefs d’orchestre, en définissant des indicateurs clairs et mesurables pour préserver la valeur publique. Les domaines prometteurs incluent les infrastructures, les services sociaux, la gestion de l’eau, le logement, le vieillissement, le changement climatique et le développement urbain. Les pays nordiques excellent grâce à des institutions solides, des décisions basées sur les données et des partenariats efficaces, les Pays-Bas étant aussi un bon exemple. Les directives de l’UE favorisent la participation des PME par le fractionnement des contrats, tandis que la transparence, le contrôle et l’évaluation sont essentiels pour la responsabilité avec les fonds publics. Les défis futurs concernent une meilleure formation, une communication améliorée et des projets axés sur l’impact pour renforcer la confiance publique.

Le recteur de l’UdA, Juli Minoves, a accueilli les participants, soulignant la mission de l’université publique d’avancer la pensée critique, l’innovation et le débat ouvert. Il a mis en avant la coopération public-privé comme vitale pour relever les défis sociaux et économiques, à condition qu’elle repose sur la transparence, la responsabilité, la confiance et un engagement partagé pour le bien commun. Accueillir les sept sessions de huit heures à l’UdA renforce ce lien académique, a-t-il ajouté.

La forte réponse, avec certains candidats refusés, pousse l’EFA à envisager des répétitions pour élargir le développement professionnel en collaboration public-privé.

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