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Economie·

Le syndicat andorran exige des hausses de salaires et une aide au logement pour stopper l'exode des travailleurs

Unió Sindical d'Andorra réclame des augmentations structurelles liées au coût de la vie et des mesures pour le logement face à la flambée des loyers et à l'érosion du pouvoir d'achat.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaAltaveuEl Periòdic

Points cles

  • Hausse des loyers, de l'alimentation et des services érode le pouvoir d'achat, poussant à des changements de résidence vers des communes voisines moins chères.
  • Salaires du secteur public inchangés depuis 2002 ; hausse du salaire minimum à 1 525 € en 2026 jugée insuffisante.
  • Les jeunes ne peuvent pas quitter le domicile familial à cause des loyers élevés ; les retraités craignent des pensions inadéquates.
  • Revendications : hausses réelles de salaires, ajustements liés aux coûts, politiques de logement et renforcement du dialogue social.

L'Unió Sindical d'Andorra (USdA) exige des hausses de salaires structurelles et des mécanismes d'ajustement permanents liés au coût réel de la vie, ainsi que des mesures pour le logement afin d'endiguer l'exode des travailleurs incapables d'assumer la vie dans le Principat.

Dans un communiqué, le syndicat alerte sur l'érosion du pouvoir d'achat due à la hausse incessante des loyers, des prix alimentaires et des services de base, particulièrement pour les familles à revenu moyen. De nombreux ménages andorrans inscrivent désormais leur résidence dans des communes voisines car les coûts locaux sont prohibitifs, un phénomène que l'USdA qualifie de « déséquilibre structurel » menaçant la cohésion sociale et l'avenir démographique du pays. Les jeunes peinent à quitter le domicile familial en raison des loyers élevés, tandis que les travailleurs âgés et ceux proches de la retraite craignent que les pensions soient insuffisantes.

Les grilles salariales du secteur public n'ont pas fait l'objet d'une révision globale depuis 2002 dans les paroisses, malgré des mesures isolées comme l'augmentation uniforme de 10 % à Escaldes-Engordany ou des ajustements ciblés à Sant Julià de Lòria. Le syndicat presse les conseils communaux, en première ligne des institutions publiques, de prendre l'initiative de révisions complètes et de donner l'exemple.

L'USdA juge insuffisante la hausse du salaire minimum à 1 525,33 euros mensuels prévue pour 2026 – supérieure à l'inflation officielle – pour assurer une vie stable, surtout avec les dépenses de logement qui pèsent sur les budgets. Le dégel des loyers prévu à partir de 2027, autorisant des augmentations annuelles jusqu'à 6 % plus l'inflation dans certains cas, risque d'aggraver les pressions, alors que certaines familles partagent déjà un logement pour faire face.

Les revendications incluent des hausses réelles de salaires, des liens permanents avec la réalité économique, des politiques de logement contre la précarité et des résultats concrets du dialogue social pour que les travailleurs puissent résider là où ils travaillent. Sans cela, le syndicat met en garde, Andorre risque de creuser la dépendance économique et la cohabitation forcée.

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