Andorre augmente son budget santé animale de 62 % à 1,04 million d’euros
L’Andorre porte le financement de la surveillance des animaux de production à 1 043 498 euros pour 2026 afin d’acheter des médicaments, renforcer la biosécurité et développer la détection précoce.
Points cles
- Budget surveillance santé animale 2026 relevé de 645 496 à 1 043 498 euros (+62 %).
- Environ 70 % du cheptel vacciné selon protocoles UE ; 3 500 doses achetées et rappels printaniers prévus.
- Corps des Banders (20 agents) patrouille, teste carcasses et réalise ~120 captures annuelles de faune sauvage.
- Battues contre sangliers et déploiements transfrontaliers ont aidé à contenir la PPA en Catalogne voisine.
Le gouvernement andorran a augmenté de 62 % son budget de surveillance de la santé animale pour 2026, portant l’allocation pour la vigilance des animaux de production de 645 496 euros en 2025 à 1 043 498 euros. Les responsables indiquent que ces fonds supplémentaires serviront à acheter des médicaments, à renforcer les mesures de désinfection et de biosécurité, et à consolider la surveillance active et les systèmes de détection précoce face à des épidémies telles que la dermatose nodulaire contagieuse (lumpy skin disease).
Dans le cadre d’une campagne préventive, environ 70 % du cheptel bovin andorran – principalement la race brune d’Andorre – a déjà été vacciné selon les protocoles européens en vigueur depuis 2009. Le gouvernement a acheté 3 500 doses et prévoit un rappel au printemps pour le bétail d’élevage ; les veaux les plus jeunes bénéficient d’une immunité indirecte via le lait maternel. « Nous voulions anticiper les risques possibles… notre secteur bovin est petit mais très sensible, avec une race qu’il faut protéger », a déclaré le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, Guillem Casal, en insistant sur la logique préventive et l’objectif d’atteindre l’immunité collective.
L’Andorre maintient un programme permanent de surveillance de la faune sauvage et du bétail, doté de 20 agents du corps des Banders qui patrouillent pour détecter les morts animales inexpliquées et prélèvent des échantillons pour analyse en laboratoire. Les autorités rapportent qu’aucune des carcasses testées à ce jour n’a présenté de signes de contagion. Le programme de surveillance inclut également environ 120 captures d’animaux sauvages par an pour tester diverses maladies et évaluer l’état sanitaire de la faune.
Pour contrôler les populations de sangliers qui peuvent servir de réservoirs à maladies, l’administration a introduit des battues administratives (batudes) il y a environ huit mois – avant la détection de cas de peste porcine africaine (PPA) en Catalogne voisine. Les chasseurs participent avec des chiens entraînés pour les terrains escarpés et forestiers, et la réglementation cynégétique prévoit une indemnisation pour les animaux perdus lors des opérations. « C’est un outil clé pour contrôler les espèces qui peuvent servir de réservoirs à maladies », a déclaré Casal.
L’Andorre n’a pas d’exploitations porcines commerciales et les densités de porcs y sont bien inférieures à celles des zones voisines, mais les responsables maintiennent une surveillance intensive face à des menaces comme la PPA. Le service vétérinaire combine une surveillance soutenue et le budget renforcé pour maintenir le cheptel bovin et la faune sauvage dans un état sanitaire optimal. « Investir dans la santé animale, c’est investir dans la protection du territoire, du secteur primaire et de la sécurité alimentaire », a ajouté Casal.
Les agents des Banders ont également soutenu des efforts de confinement transfrontaliers. Le directeur du corps, Ferran Teixidó, a décrit des déploiements en Catalogne en réponse à des alertes PPA, où des équipes canines andorranes ont travaillé quatre jours dans des ravins et torrents difficiles d’accès dans le cadre d’une opération coordonnée. Il a indiqué que les équipes utilisaient des cartes en grille de 300 par 300 mètres et un suivi par géolocalisation pour enregistrer les itinéraires de recherche et confirmer si des zones étaient exemptes de sangliers. « Notre rôle était d’aller dans les ravins, des zones très envahies où les sangliers se déplacent bien mais où les humains ont du mal à pénétrer », a dit Teixidó, précisant que l’opération se concentrait sur la zone initialement définie autour des 13 premiers sangliers positifs et un périmètre préventif allant jusqu’à 20 kilomètres. Selon Teixidó, les informations disponibles indiquent que l’épisode dans cette zone a été maîtrisé.
Les autorités soulignent que la vaccination préventive, la surveillance active des Banders, les mesures ciblées de contrôle des populations et le budget accru visent ensemble à réduire le risque d’introduction et de propagation de maladies animales en Andorre.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- El Periòdic•
La recerca per quadrícules i el rastreig amb gossos en barrancs i torrents, clau del treball dels Banders a Catalunya
- Diari d'Andorra•
El pressupost de salut animal per a medicaments i cures creix un 60%
- ARA•
Desplegament de banders per evitar l'arribada de la pesta porcina
- El Periòdic•
El Govern augmentarà en més d’un 60% el pressupost de salut animal per reforçar la vigilància sanitària el 2026
- Altaveu•
Govern incrementa un 62% el pressupost de salut animal davant brots com la dermatosi nodular
- Diari d'Andorra•
El Govern incrementa un 60% el pressupost de salut animal per prevenir malalties emergents