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Environnement·

Ordino assouplit les règles sur les terrains riverains pour l'agriculture

Ordino met à jour son urbanisme pour autoriser des modifications de sol pour l'agriculture près des rivières, remplaçant les interdictions rigides de 15 m par des tampons nuancés pour soutenir l'activité locale.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Remplace l'interdiction de remblai sur 15 m par des zones non constructibles de 5 m en zones urbaines, 10 m en rurales/non urbanisables.
  • Autorise les modifications de sol pour agriculture/pâturage au-delà de 5 m de recul en zones rurales, sans structures.
  • Répond aux règles antérieures décourageant l'agriculture sur petites parcelles riveraines.
  • Approuvé il y a quelques semaines, limité aux usages strictement agricoles.

Ordino a assoupli les restrictions sur les modifications de terrain pour un usage agricole près des rivières, suite à des ajustements récents du cadre d'urbanisme de la paroisse.

Ces changements, approuvés il y a quelques semaines en tant qu'ajustements mineurs à l'Ordonnance partielle d'urbanisme (POUP) ratifiée en novembre 2025, répondent à des problèmes identifiés après l'approbation initiale du plan. Les services techniques de la commune d'Ordino ont relevé que les règles initiales risquaient de décourager les activités agricoles et d'élevage sur de nombreux terrains bordant les cours d'eau.

Sous la POUP de 2019, les remblais étaient interdits dans un rayon de 15 mètres de l'axe central d'une rivière ou d'un torrent, quel que soit l'emplacement ou le type de terrain. Le plan mis à jour remplace cela par une approche plus nuancée basée sur la classification des terrains.

Une zone non constructible de 5 mètres reste obligatoire de chaque côté du lit pour les initiatives privées, mesurée à partir du bord extérieur de la limite officielle du lit de la rivière (ou limite des roseaux) dans les zones urbaines consolidées, les terrains urbains non consolidés et les terrains urbanisables au sein des habitats urbains. Cela exclut les zones protégées et les sols non urbanisables.

Pour les habitats ruraux — qui incluent les zones protégées — et les terrains non urbanisables, le tampon s'étend à 10 mètres de chaque côté, également à partir de la limite extérieure du lit de la rivière. Auparavant, cette bande complète de 10 mètres interdisait toute modification de terrain, rendant de nombreuses parcelles non viables pour l'agriculture ou le pâturage en raison de leur taille et de leur configuration.

Les révisions conservent le statut non constructible sur 10 mètres dans ces zones — aucune structure n'est autorisée — mais autorisent désormais des modifications de sol exclusivement pour des usages agricoles et de pâturage. Ces travaux doivent débuter au-delà d'un recul de 5 mètres par rapport aux limites de la rivière, équilibrant protection environnementale et besoins agricoles pratiques.

Les responsables communaux soulignent que ces ajustements ne s'appliquent qu'aux usages strictement agricoles, garantissant la protection des berges tout en soutenant les propriétaires locaux.

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