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Environnement·

Tanjung Puting : le meilleur sanctuaire mondial d’orangs-outans à Bornéo

Le parc national de Tanjung Puting à Bornéo offre une observation inégalée des orangs-outans au cœur d’habitats en voie de restauration, grâce au Dr

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Tanjung Puting abrite trois centres de réhabilitation fondés par le Dr Biruté Galdikas, qui réhabilitent des orangs-outans orphelins pour une remise en liberté.
  • Bornéo a perdu la moitié de ses forêts récemment, mais les efforts ont ralenti l’abattage et reboisé des milliers d’hectares.
  • Les orangs-outans partagent 97 % de gènes avec les humains ; les mères enseignent les compétences de survie pendant 7-8 ans.
  • Les visiteurs accèdent via des klotok pour des séjours immersifs en jungle avec rencontres de la faune.

Le parc national de Tanjung Puting à Bornéo se distingue comme la destination mondiale numéro un pour observer les orangs-outans dans leur habitat naturel. La pluie vient de cesser, dissipant le brouillard pour révéler la canopée verte vibrante de la jungle, où les feuilles gorgées d’eau scintillent sous la lumière filtrée du soleil et où la terre sombre et humide palpite de vie. La scène semble presque sacrée, jusqu’à ce qu’un rugissement lointain perce le silence – un grognement profond qui s’étire en un hurlement résonnant à travers les arbres, comme si la forêt elle-même appelait. C’est la voix de l’« orang hutan », ou « homme de la forêt » en malais, une puissante revendication territoriale d’un mâle dominant et un cri hanté ancré dans l’ancienne tradition.

Quelques instants plus tard, une ombre rousse se déplace haut dans la canopée : une mère orang-outan se balance de branche en branche, son nourrisson de quelques jours accroché à sa poitrine. Elle s’arrête tous les quelques pas pour vérifier l’état du petit avec une tendresse profonde. Pendant sept ou huit ans, elle lui enseignerait les compétences essentielles de survie – identifier les plantes comestibles, chercher de la nourriture et construire des nids. Pourtant, ce lien vital a souvent été brisé par des décennies de trafic illégal, où les mères étaient abattues pour fournir les nourrissons comme animaux de compagnie exotiques à des acheteurs fortunés. Combiné à l’abattage rampant des forêts, ces menaces ont poussé les orangs-outans au bord de l’extinction.

Leur sauvetage remonte au Dr Biruté Galdikas, qui dans les années 1970 a fondé le premier centre de réhabilitation dédié, à l’image de Jane Goodall pour les chimpanzés ou de Dian Fossey pour les gorilles. Aujourd’hui, Tanjung Puting abrite la plus grande population d’orangs-outans au monde, avec trois centres qui réhabilitent des jeunes orphelins ou saisis dans des foyers et des cirques. Ici, ils apprennent à grimper, se nourrir et socialiser avant une éventuelle remise en liberté. Tous ne s’adaptent pas, et même les réussites font face à la perte d’habitat : chacun a besoin d’au moins cinq kilomètres carrés, une superficie autrefois rasée en quelques heures par l’industrie du bois. Bornéo a perdu la moitié de ses forêts ces dernières décennies, mais des efforts récents ont ralenti la déforestation, stoppé l’abattage à grande échelle et reboisé des milliers d’hectares.

Les communautés locales Dayak partagent des légendes sur les orangs-outans comme des humains qui ont rejeté la civilisation pour une vie dans les cimes – une idée poétique étayée par la science, les humains partageant 97 % de leurs gènes avec eux. Les rencontres révèlent cette parenté : plonger dans leurs yeux évoque notre essence primale commune.

L’accès passe par la navigation fluviale en klotok, des bateaux traditionnels longs qui font office d’hôtels flottants avec ponts pour les passagers et l’équipage, repas inclus. Loin du luxe, ils offrent un séjour immersif – se réveiller au son de la jungle au milieu des arbres.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :