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Politique·

Parlement d’Andorre approuve unanimement des sanctions pénales pour entrave aux commissions d’investigation

Les nouvelles infractions incluent refus de convocation, retenue de documents ou faux témoignage, avec jusqu’à deux ans de prison et interdiction de fonctions publiques pour les responsables.

Points cles

  • Le Consell General approuve unanimement des sanctions pénales pour entrave aux commissions d’investigation.
  • Infractions : refus de convocation, retenue de documents, faux témoignage.
  • Peines : jusqu’à 2 ans de prison, 2 ans d’interdiction de fonctions publiques pour les officiels.
  • Modification de l’article 358 du Code pénal par Demòcrates per Andorra.

Le Consell General d’Andorre a obtenu un soutien unanime de tous les groupes parlementaires pour des sanctions pénales visant ceux qui manquent à leurs obligations, mentent ou retiennent des documents aux commissions d’enquête.

Ces mesures, dans le cadre d’une révision plus large du règlement parlementaire, renomment les commissions d’enquête en commissions d’investigation et introduisent des sanctions via des modifications de l’article 358 du Code pénal. Cette initiative s’inscrit en parallèle des réformes du Code pénal proposées par le gouvernement. Le conseiller Concòrdia Jordi Casadevall, s’exprimant au nom des groupes mercredi, a confirmé le consensus et indiqué que Demòcrates per Andorra rédigerait l’amendement avec son équipe juridique. La proposition commune sera présentée sous forme d’amendement jeudi.

L’amendement ajoute trois infractions à l’article sur l’obstruction : refus de comparaître après convocation ; entrave ou refus de fournir les documents demandés, notamment par des fonctionnaires publics ; et faux témoignage. Le non-respect de convocation ou le refus de documents est puni d’un an de prison maximum ou d’assignation à résidence, plus une interdiction d’exercer des fonctions publiques pendant deux ans pour les fonctionnaires. Les sanctions pour faux témoignage vont de six mois à deux ans de prison, avec la même interdiction.

En cas de suspicion d’infraction, les commissions transmettraient le dossier au parquet pour examen. Casadevall a qualifié les manquements documentaires de flagrants, tandis que les allégations de mensonge nécessiteraient une enquête du parquet. Les commissions pourraient suspendre leurs travaux si l’affaire est portée devant les tribunaux.

Les règles ne concernent que les nationaux et résidents devant les commissions d’investigation, et non les autres organes parlementaires où de tels problèmes sont improbables, a ajouté Casadevall. L’idée initiale venait de Concòrdia, mais tous les groupes l’ont approuvée, soulignant cette rare unité transpartisane.

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