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Politique·

Les conseillers d'Ordino dénoncent une croissance insoutenable et rejettent l'urbanisme centralisé

Le leader de l'opposition Enric Dolsa juge irrationnel un dépassement de 100 000 habitants et appelle à un débat national sur la croissance. La première conseillère Maria del Mar Coma refuse la supervision urbaine centrale de l'APTA, défendant l'autorité paroissiale.

Points cles

  • Enric Dolsa qualifie de « irrationnel » un dépassement de 100 000 habitants et presse pour un débat national sur les limites de croissance face à des hausses annuelles de 10-14 %.
  • Maria del Mar Coma défend les pouvoirs urbanistiques paroissiaux prévus par la Constitution et s'oppose à la proposition d'organisme central de l'APTA.
  • Coma reconnaît les défis de la croissance mais insiste sur l'équilibre économique, citant les contraintes logement et les leçons des crises passées.
  • La session approuve les règles des salles paroissiales, lance une consultation sur un parc national et met à jour le projet de centre socio-sanitaire.

Le conseiller de l'opposition d'Ordino, Enric Dolsa, a critiqué jeudi la croissance démographique et urbaine récente, la qualifiant d'insoutenable et décrivant un dépassement de 100 000 habitants comme « irrationnel ». S'exprimant après la session du conseil paroissial, Dolsa a estimé que le gouvernement aurait pu stopper plus tôt les constructions pour contrôler l'expansion mais ne l'a pas fait. Il a appelé à un débat national sur la taille de population souhaitée pour le pays, notant que les taux de croissance annuels de 10-14 % des dernières années ne peuvent se poursuivre.

Dolsa a fait ces remarques dans le contexte de questions sur l'urbanisme et d'une récente proposition de l'Association des Propriétaires Terriens Andorrans (APTA) de créer un organisme central pour superviser le développement. Il a souligné que les compétences urbanistiques relèvent des paroisses selon la loi qualifiée actuelle, qui serait difficile à modifier, et a réaffirmé son soutien à ce cadre existant.

La première conseillère d'Ordino, Maria del Mar Coma, a fait écho à l'opposition à l'appel de l'APTA pour une centralisation, en invoquant les dispositions constitutionnelles attribuant l'urbanisme aux paroisses. Elle a relevé ce qu'elle considère comme une incohérence de l'association, qui défend vigoureusement l'article 100 sur les droits de propriété – affirmant qu'il n'est pas respecté – tout en contestant les pouvoirs paroissiaux inscrits dans le même document.

Sur la croissance, Coma a reconnu les fortes hausses de population mais a défendu la nécessité d'un équilibre pour préserver la santé économique. Elle a noté les défis posés par des restrictions trop précoces sans nuire à l'expansion, rappelant comment les précédents booms ont été suivis de crises comme celle de 2007-2008, et a indiqué que les mesures actuelles, bien que peut-être tardives, valent mieux qu'une attente plus longue. Le logement reste quelque peu contraint, a-t-elle ajouté, mais la croissance a apporté des bénéfices.

La session, tenue lors du traditionnel conseil Sancogesma, a approuvé des points courants dont des règles unifiées pour les salles et locaux paroissiaux – couvrant l'usage, les tarifs de location, la gestion et le nettoyage – et a lancé une consultation publique sur un futur parc national entre Ordino et Canillo, avec des rapports techniques désormais disponibles via le BOPA, les paroisses concernées et le gouvernement.

Les conseillers ont aussi fait le point sur un centre socio-sanitaire prévu, encore à ses débuts, visant des spécifications d'appel d'offres d'ici fin d'année ou début de l'année prochaine. Coma a indiqué qu'Ordino manque de fonds pour la construction et espère que le gouvernement fournira un terrain à Casa Rossell dans la paroisse pour qu'un promoteur privé le construise et le gère, potentiellement avec des exonérations fiscales ; en échange, la paroisse assurerait les travaux d'entretien sur le site.

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