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Politique·

L'Andorre sans rapport technique ni calendrier pour la prestation des aidants

La ministre des Affaires sociales Trini Marín confirme l'absence d'évaluation malgré des réunions avec la CASS, tandis que l'opposition critique trois ans de retard et questionne l'engagement du gouvernement face à la demande croissante d'une population vieillissante

Points cles

  • Le gouvernement andorran n'a ni rapport technique ni calendrier pour la prestation financière des aidants
  • La ministre Trini Marín confirme des réunions avec la CASS mais pas d'évaluation
  • L'opposition dénonce trois ans de retard malgré la promesse de priorité en 2023
  • La conseillère Aché questionne l'engagement face à la demande croissante due au vieillissement

Le gouvernement andorran n’a toujours pas produit de rapport technique ni de calendrier pour le déploiement d’une prestation financière destinée aux aidants non professionnels de personnes dépendantes, a confirmé la ministre des Affaires sociales, Trini Marín.

Répondant aux questions parlementaires de la conseillère de Concòrdia, Maria Àngels Aché, Marín a indiqué qu’aucune évaluation technique n’existe actuellement sur la mise en œuvre de cette mesure. Elle a précisé que son ministère a tenu des réunions de travail avec les départements concernés, en particulier la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS), pour examiner sa faisabilité et les modifications législatives nécessaires. Celles-ci incluraient des amendements à la loi sur la CASS et à la loi sur les relations de travail.

Marín a souligné que la proposition reste une « ligne stratégique » dans l’engagement du gouvernement à renforcer le soutien aux personnes dépendantes et à leurs aidants. Elle a toutefois averti qu’aucun calendrier ferme ne peut être fixé tant que tous les données techniques et critères nécessaires ne garantiront pas la viabilité et la durabilité de la prestation. Le ministère collecte encore des informations pour estimer les coûts, qui tiendront compte du nombre potentiel de bénéficiaires, des niveaux de dépendance, des montants de la prestation et des règles d’accès. Plusieurs scénarios sont à l’étude, mais aucun chiffre précis n’est disponible.

Aché a vivement critiqué ces retards, soulignant que l’exécutif présente cette prestation comme une priorité depuis 2023 — il y a trois ans — sans qu’aucune étude sur sa mise en œuvre ou ses coûts n’ait vu le jour. « Nous devenons experts dans les études qui ne mènent nulle part », a-t-elle déclaré à Altaveu, en mettant en doute l’engagement affiché du gouvernement. Elle a rappelé les initiatives répétées au Conseil général pour pousser à l’avancement, ne recevant en retour que des assurances sur des examens en cours.

La conseillère a exprimé sa frustration face à l’allocation de fonds pour des aides au logement et des mesures ponctuelles — totalisant quatre millions d’euros — alors que cette prestation piétine, malgré une population vieillissante qui accroît la demande. « S’il y avait une réelle volonté, ce serait déjà en place », a-t-elle ajouté, estimant improbable une approbation législative cette législature.

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