Gerard Alís mène la campagne PS pour 2027 avec avortement, immigration et UE
Gerard Alís positionne le Parti social-démocrate pour défier la domination démocrate aux élections de 2027 en Andorre via des priorités ciblées et des alliances paroissiales avec Concòrdia. Il met l’accent sur les droits des femmes, une immigration contrôlée et les liens avec l’UE face aux pressions sur le logement et l’économie.
Points cles
- Alís, originaire de La Massana et ex-conseiller, remporte les primaires PS sans opposition comme chef de liste nationale.
- Priorités : décriminaliser l’avortement, limiter résidents passifs et indépendants, soutenir l’accord UE.
- Alliances paroissiales avec Concòrdia malgré divergences sur l’UE ; indépendant au national.
- Écarte les sondages défavorables comme fatigue électorale des démocrates ; vise la victoire en 2027.
Gerard Alís, candidat du Parti social-démocrate (PS) à la tête du gouvernement pour les élections de 2027, a présenté ses priorités clés, incluant les droits à l’avortement, des limites à l’immigration et le soutien à l’accord d’association avec l’UE, tout en cherchant des alliances au niveau des paroisses avec Concòrdia malgré des divergences politiques.
Originaire de La Massana et ancien conseiller général de 2015 à 2019, il est devenu le chef de liste nationale du PS via des primaires sans opposition, se positionnant comme un pont entre les vétérans du parti et les activistes plus jeunes. Avec près de 20 ans d’engagement au sein du parti, Alís a mis en avant son parcours juridique et son expérience politique comme atouts par rapport aux cinq ans du président intérimaire Pere Baró, qu’il a qualifié de figure très appréciée et prête pour un futur leadership.
Alís a décrit sa candidature comme une décision personnelle forgée par la réflexion post-électorale de 2023 et la démission de Pere López, en créditant les exécutifs intérimaires sous Baró, Maria Nazzaro et Marta Pujol d’avoir stabilisé le parti. Il considère la plateforme sociale-démocrate du PS – qui défend depuis longtemps la transparence et l’imposition directe, des éléments désormais partiellement adoptés – comme la réponse la plus équilibrée aux défis comme la crise du logement et les gains économiques inégaux face à la hausse des profits des entreprises.
Des sondages récents montrant un soutien limité pour le PS incitent Alís à la prudence : il a noté que l’enquête ne couvrait que 48 % des répondants et révélait un écart de 10 % entre les souvenirs et les votes réels passés. Il interprète ces résultats comme la preuve d’une fatigue des électeurs face à des années de gouvernance démocrate, affirmant que la société cherche un changement que le PS pourrait mener seul ou via des coalitions.
Sur les alliances, Alís a confirmé que le PS se présentera seul sur la liste nationale mais négocie des candidatures territoriales, notamment avec Concòrdia, pour défier la domination démocrate dans chaque paroisse. Le leader de Concòrdia, Cerni Escalé, a fait écho à cela, se préparant à une « guerre des blocs » en unissant des figures compétentes de centre-gauche plutôt que des étiquettes partisanes, tout en se présentant seul au niveau national. Escalé a loué Alís sur le plan personnel et professionnel sans porter de jugement politique. L’accord avec l’UE reste un obstacle – le PS le soutient sans réserve, contrairement à Concòrdia – mais Alís a insisté sur le fait qu’un référendum respecterait la volonté populaire, permettant une coopération.
Dans une apparition sur Diari TV, Alís a priorisé la décriminalisation de l’avortement, arguant que les droits des femmes doivent primer même au risque de menacer le modèle de coprincipauté, comme lors de l’ultimatum fiscal français de 2009. Il a plaidé pour limiter la croissance démographique « artificielle » en restreignant les résidents passifs et les actifs indépendants, tout en maintenant les flux de main-d’œuvre essentiels, et a inscrit cela dans un modèle de pays durable.
Alís a écarté Andorra Endavant comme populiste sans capacité de gouverner, excluant tout partenariat, et a insisté sur la construction d’un gouvernement d’alternance pour aborder le logement, les retraites et la croissance face à l’usure évidente de l’exécutif. Avec des élections prévues début 2027, le PS vise à reconquérir le terrain perdu en 2023.
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