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Politique·

Andorre soutient le tribunal sur l'Ukraine et réaffirme le multilatéralisme au Conseil de l'Europe

À la 135e session du Comité des ministres à Chișinău, la ministre andorrane Imma Tor s'engage pour un tribunal spécial sur l'agression contre l'Ukraine et défend la démocratie, les droits humains et le multilatéralisme face aux défis de la guerre.

Points cles

  • La ministre Imma Tor annonce l'adhésion au comité directeur du tribunal spécial sur l'agression contre l'Ukraine.
  • Tor met en avant la participation d'Andorre au Registre des dommages et à la Commission internationale des réclamations.
  • Elle alerte sur les menaces à la démocratie et soutient un nouveau Pacte démocratique pour l'Europe.
  • Tor prône un dialogue sur la migration basé sur les droits humains et l'indépendance de la CEDH.

La ministre des Affaires étrangères d’Andorre, Imma Tor, a réaffirmé le soutien du Principat à l’Ukraine lors de la 135e session du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, organisée à Chișinău, en Moldavie, et a annoncé l’intention de l’Andorre de rejoindre l’accord instituant le comité directeur d’un tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine.

Tor s’est adressée aux représentants des 46 États membres du Conseil lors de la session plénière, en soulignant l’engagement de l’Andorre en faveur du multilatéralisme, des droits de l’homme, de la démocratie et du droit international. Elle a mis en avant la participation de l’Andorre au Registre des dommages pour l’Ukraine dès son lancement et noté que le pays figurait parmi les premiers à signer la convention créant la future Commission internationale des réclamations.

La ministre a exprimé en particulier la volonté de l’Andorre d’adhérer à l’accord partiel élargi qui institue le comité directeur du tribunal spécial. Cette initiative vise à garantir la responsabilité pour les crimes commis pendant la guerre. Tor a également exprimé son soutien au plan d’action du Conseil de l’Europe pour l’Ukraine, axé sur les groupes vulnérables, en particulier les enfants affectés par les conflits armés.

Lors des discussions sur l’avenir démocratique de l’Europe, Tor a mis en garde contre les menaces émergentes pour la démocratie, notamment les interférences extérieures et les manipulations d’information qui pourraient perturber les processus électoraux. Elle a salué la proposition du secrétaire général du Conseil de l’Europe pour un nouveau Pacte démocratique pour l’Europe afin de renforcer la résilience démocratique des États membres.

Sur la question de la migration, Tor a appelé à un dialogue franc et ouvert fondé sur les droits de l’homme et réitéré le soutien de l’Andorre à l’indépendance et à l’impartialité de la Cour européenne des droits de l’homme.

La session a également porté sur les efforts contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, les politiques migratoires, la stratégie d’action extérieure du Conseil et la coopération avec l’Union européenne. Elle s’est conclue par la passation de la présidence du Comité des ministres de la Moldavie à Monaco.

L’Andorre est membre du Conseil de l’Europe depuis 1994. Cette organisation, fondée en 1949 et indépendante de l’UE, promeut les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit à travers le continent.

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