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Politique·

L’« Illa » catalan soutient des outils fiscaux pour la zone d’Organyà et attirer les entreprises andorranes

Le président catalan Salvador Illa appuie fermement les incitations fiscales pour faire d’Organyà un hub de croissance. Il met l’accent sur la collaboration avec Andorre et l’Occitanie face aux défis régionaux, sans léser les entreprises locales.

Points cles

  • Salvador Illa soutient des instruments fiscaux adaptés pour la zone économique spéciale d’Organyà dans l’Alt Urgell afin d’attirer les entreprises andorranes.
  • Il insiste sur la protection des intérêts catalans et pyrénéens tout en collaborant avec Andorre sur les défis communs.
  • Des discussions impliquent l’Occitanie pour des bénéfices transpyrénéens en logement, mobilité et économie.
  • Illa plaide pour une intégration européenne renforcée face aux mutations mondiales comme l’IA et le climat.

Salvador Illa, président de la Generalitat de Catalunya, a exprimé vendredi son soutien au développement d’instruments fiscaux sur mesure pour rendre la zone économique spéciale envisagée à Organyà attractive pour les entreprises andorranes, tout en insistant sur la nécessité de protéger les intérêts catalans et pyrénéens.

S’exprimant à la 37e Trobada Empresarial al Pirineu à La Seu d’Urgell, Illa a qualifié le projet d’Organyà, dans l’Alt Urgell, de prometteur. Il a indiqué que son gouvernement, en coordination avec Joan Ganyet, le commissaire aux Relations interpyrénéennes, explore des outils fiscaux pour positionner la zone comme un moteur de développement. « Nous lui donnerons les instruments fiscaux nécessaires pour en faire un poumon de la croissance », a-t-il déclaré, ajoutant que de telles mesures pourraient attirer des entreprises de la Principauté sans nuire aux acteurs locaux.

Illa a mis l’accent sur une volonté maximale de collaboration avec Andorra, compte tenu de leurs réalités frontalières partagées. « Nous devons conclure des accords, et la volonté est totale », a-t-il affirmé. Il a également évoqué des discussions en cours avec des représentants d’Occitània, qui partagent une approche pragmatique mais ambitieuse. Les bénéfices, a-t-il dit, doivent s’étendre à travers les Pyrénées, pour répondre aux défis communs en matière de logement, de mobilité, de communications et de développement économique.

Le dirigeant catalan a plaidé pour des liens transfrontaliers plus forts dans l’ensemble, arguant que la coopération profite à tous. « La réalité des Pyrénées et d’Andorre, c’est que nous réussissons mieux ensemble », a remarqué Illa, en l’inscrivant dans une poussée plus large pour une Europe mieux intégrée.

Au-delà de la zone, Illa a souligné les travaux menés avec le gouvernement espagnol sur les questions touchant les travailleurs transfrontaliers et les investissements budgétaires à venir dans les infrastructures pyrénéennes, comme la route N-260 et les améliorations de l’hôpital de La Seu d’Urgell.

Il a situé ces efforts dans le contexte de mutations mondiales comparables à la Révolution industrielle, portées par les avancées numériques, le changement climatique et l’intelligence artificielle. Face aux menaces de la Russie, aux changements de politique américaine et à l’ascension économique chinoise, Illa a défendu le modèle européen – mêlant croissance, libertés démocratiques, protection sociale et cohésion sociale. L’Europe, a-t-il argué, doit gagner en poids politique et en indépendance énergétique via les renouvelables pour rester compétitive, tout en veillant à ce que les transitions technologiques soutiennent les citoyens sans laisser personne de côté.

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