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Politique·

Andorre réunit des associations de résidents non-UE pour la première fois sur l’accord frontalier avec l’UE

Des officiels andorrans ont rencontré les dirigeants des associations argentines, péruviennes et colombiennes pour détailler l’accord de gestion des frontières de l’UE. Les séances visent à clarifier les exigences et recueillir des retours dans le cadre des négociations en cours avec la France et l’Espagne.

Points cles

  • Première session avec Argentinos en Andorra, Associació de Residents Peruans et Colombianos en Andorra.
  • Présents : ministres Ester Molné et Imma Tor, secrétaires d’État Joan Antoni León et Landry Riba.
  • Prochaines réunions : hôtellerie, agences de voyages, Chambre de Commerce, Confederació Empresarial Andorrana.
  • Négociations avec France et Espagne avancent ; mise en œuvre en mois, pas en semaines ni en un an.

Le gouvernement andorran a entamé une série de réunions avec des parties prenantes pour présenter l’accord prévu sur la gestion des frontières et répondre aux préoccupations, en commençant par des représentants d’associations de résidents non-UE.

La première session, jeudi, a réuni des responsables d’Argentinos en Andorra, de l’Associació de Residents Peruans al Principat d’Andorra et de Colombianos en Andorra, ces derniers participant à distance. Les représentants gouvernementaux présents incluaient la ministre de l’Intérieur Ester Molné, la ministre des Affaires étrangères Imma Tor, le secrétaire d’État à la Justice et à l’Intérieur Joan Antoni León, et le secrétaire d’État aux Relations avec l’Union européenne Landry Riba.

Riba a indiqué que l’objectif principal était de décrire le fonctionnement du nouvel accord et de lever toute incertitude. Il a noté que les associations relaieraient les détails en interne pour recueillir d’autres questions. Des réunions prévues la semaine prochaine cibleront les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, les agences de voyages, la Chambre de Commerce et la Confederació Empresarial Andorrana.

Les préoccupations exprimées portaient sur les distinctions pratiques entre les exigences pour les touristes et les résidents en provenance d’Argentine, du Pérou ou de Colombie, ainsi que sur d’éventuels changements dans les dossiers de demande de résidence. Marcelo Ponce, président d’Argentinos en Andorra, a souligné la nécessité d’une communication claire et accessible pour éviter des problèmes dus à un manque de préparation. Il a insisté sur le fait que les migrants doivent se munir de documents spécifiques conformes aux normes Schengen avant de voyager, avertissant qu’un dossier incomplet pourrait entraîner un refus d’entrée ou de permis de séjour, ainsi que des complications supplémentaires.

Riba a confirmé que les négociations avec la France et l’Espagne progressent régulièrement sans interruption, après la signature de l’accord avec l’UE. Les pays voisins ont d’abord demandé un aperçu du cadre européen. Les défis incluent la coordination des discussions trilatérales et l’alignement des accords bilatéraux avec des modifications de la loi sur l’immigration qualifiée, pour une approbation simultanée en une seule session du Consell General.

Aucune échéance fixe n’existe, mais Riba a qualifié cela d’une question de mois plutôt que de semaines ou d’une année, avec des efforts en cours pour synchroniser la mise en œuvre. Les opérations frontalières actuelles restent inchangées, et les résidents de pays tiers se déplaçant au-delà de la France et de l’Espagne dans l’espace Schengen doivent vérifier les règles de voyage applicables sous le système Entry/Exit existant, jusqu’à l’émission de nouvelles cartes de résidence au format Schengen.

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