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Politique·

Bulgarie bloque l’accord UE-Andorre pour litige bancaire avec Saint-Marin

Les ambassadeurs au Coreper n’ont pas trouvé d’accord vendredi sur la nature juridique du pacte d’association andorran. La Bulgarie maintient son blocage lié à une enquête saint-marinaise gelant 15 M€ d’un fonds bulgare, malgré l’insistance de la présidence.

Points cles

  • Coreper sans unanimité sur l’accord d’association Andorre-UE à cause de la réserve bulgare.
  • Litige : gel de 15 M€ du fonds Starcom à Saint-Marin dans une enquête sur rachat bancaire avorté.
  • Présidence chypriote prioritaire, report aux réunions Coreper des 3, 5, 8, 10 juin.
  • Soutien unanime du Parlement italien ; optimisme portugais, mais impasse persistante.

La réunion du Coreper s’est conclue sans l’unanimité nécessaire pour avancer l’accord d’association d’Andorre avec l’UE, la Bulgarie maintenant sa réserve de blocage sur un différend financier impliquant Saint-Marin.

Le Comité des représentants permanents (Coreper), composé des ambassadeurs des 27 États membres de l’UE, n’a pas réussi à dégager un consensus sur la nature juridique de l’accord lors de sa session de vendredi. Cela fait suite à la décision de la présidence chypriote d’élever la discussion du groupe de travail EFTA, malgré l’absence d’accord préalable dans ce cadre. Selon des sources, la présidence chypriote considère ce dossier comme prioritaire et prévoit de le replacer à l’ordre du jour des prochaines réunions du Coreper, prévues les 3, 5, 8 et 10 juin, bien qu’aucune date précise n’ait été confirmée.

La Bulgarie a réitéré son examen en cours lié à une enquête judiciaire à Saint-Marin sur une tentative de rachat avortée de la Banca di San Marino par le fonds d’investissement bulgare Starcom. Cette affaire a gelé 15 millions d’euros du fonds à Saint-Marin, et les responsables bulgares ont indiqué que des progrès sur ce point étaient requis avant de soutenir la ratification. Malgré un récent soutien unanime du Parlement italien à l’accord et des remarques optimistes du Premier ministre portugais Luís Montenegro lors de sa visite dans la Principauté – affirmant que les conditions pour une unanimité existaient –, l’impasse persiste.

La présidence chypriote, qui s’achève le 30 juin, a élevé le texte au niveau du Coreper comme étape préparatoire avant le Parlement européen, même sans aval complet de l’EFTA. Des initiés de l’UE s’attendent à ce que l’accord soit qualifié de mixte, mais l’unanimité des États membres reste indispensable. Les discussions précédentes au sein de l’EFTA avaient également achoppé sur les mêmes motifs, confirmant des divergences persistantes. Andorre devra attendre de nouvelles discussions pour avancer.

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