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Politique·

Trois propriétaires de Canillo clôturent les négociations sur le téléphérique et exigent une expropriation

Ces trois propriétaires de Canillo ont rompu les discussions avec la mairie sur le projet vers l'Armiana, refusant tout accord malgré les ajustements du tracé. Ils demandent une déclaration d'intérêt public pour exproprier leurs droits de survol, contestant les bénéfices économiques invoqués.

Points cles

  • Josep Casal Mandicó, Maria Carme Duedra Caminal et Remei Rossa Rosell ont clos les négociations avec la mairie de Canillo le 30 avril.
  • Ils refusent le survol malgré les modifications et exigent une déclaration d'intérêt public pour expropriation.
  • Casal Mandicó alerte sur la ruine de son Camping Casal, en activité depuis 65 ans.
  • Le maire Jordi Alcobé vise des accords avec six autres et compte relancer le dialogue.

Trois propriétaires fonciers affectés par le projet de téléphérique reliant Canillo à l'Armiana ont publié un communiqué officiel par l’intermédiaire de leur avocat, déclarant les négociations avec le conseil communal de Canillo définitivement closes depuis le 30 avril. Les propriétaires — Josep Casal Mandicó, Maria Carme Duedra Caminal et Remei Rossa Rosell — refusent de signer tout accord autorisant le survol de leur terrain par le téléphérique, malgré des modifications apportées à la proposition initiale.

Dans un document adressé au conseil, l’avocat exprime sa surprise face aux récents commentaires publics du premier consul de Canillo, Jordi Alcobé. Ce dernier a suggéré que les discussions restaient ouvertes ou pouvaient reprendre, y compris lors d’une réunion du conseil et d’une rencontre avec six autres propriétaires affectés plus haut sur le tracé. Les propriétaires insistent sur le fait que le conseil sait qu’aucune reprise n’est possible et que des pressions invoquant l’intérêt général seraient irrégulières sur le plan procédural. Ils affirment que la seule voie légale consiste en une déclaration formelle d’intérêt public pour le téléphérique, suivie d’une éventuelle expropriation des droits de survol.

Les propriétaires soutiennent que leurs biens diffèrent des autres le long du tracé, rejetant l’idée que l’infrastructure y ajouterait de la valeur économique. Certains sites alternatifs manquent d’accès ou se situent en zones rouges d’avalanches, pourtant le conseil y a poursuivi des acquisitions. Josep Casal Mandicó, qui dirige le Camping Casal — une entreprise familiale en activité depuis 65 ans en bordure de Canillo —, met en garde que le téléphérique survolerait le site, les mobil-homes et la voie d’accès, ruinant un tourisme dépendant du paysage naturel et de la tranquillité. À 78 ans, il se souvient avoir lancé l’affaire adolescent, à une époque où il n’y avait presque rien aux alentours, et affirme qu’elle a résisté à toutes les pressions d’urbanisation. Il précise que l’opposition vise à préserver l’intégrité de la propriété privée, et non à rejeter les téléphériques ou les projets touristiques en général.

Alcobé reconnaît que le consentement des huit propriétaires affectés est indispensable, le tracé actuel minimisant l’impact sur les terrains privés. Des accords sont imminents avec six d’entre eux, après quoi il compte relancer le dialogue avec les réfractaires, qu’il voit comme un problème conceptuel plutôt que financier. Il met en avant les bénéfices potentiels, comme 150 000 visiteurs annuels liés au pont tibétain voisin, et note que des installations similaires ailleurs valorisent les propriétés sans opposition. Aucune nouvelle réunion n’a eu lieu avec les trois objecteurs.

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