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Politique·

Macron conclut sa visite en Andorre en exhortant à un pacte UE, droits des femmes et solutions logement

Le président français, coprince de l’Andorre, achève son voyage de deux jours en poussant l’association UE, les liens éducatifs et des réponses aux coûts immobiliers exorbitants et à la dépénalisation de l’avortement, dans un cadre bilatéral.

Points cles

  • Macron préside première cérémonie conjointe de lettres de créance sur sol andorran et soutient calendrier accord UE.
  • Visite lycées dont Comte de Foix, loue système éducatif français et répond à questions d’élèves sur pacte UE.
  • Copréside session historique du Consell General après 700 ans, qualifie coprincipauté de garantie vivante de souveraineté.
  • Avertit sur Plaça del Poble que rejeter accord UE fermerait porte à jamais ; insiste sur logement, retraites et durabilité.

**Le coprince français Emmanuel Macron conclut sa visite de deux jours en Andorre en insistant sur les institutions, l’Europe et les défis sociaux**

Emmanuel Macron, coprince français de l’Andorre, a achevé sa deuxième visite officielle dans la Principauté après deux jours marqués par des engagements institutionnels, des échanges avec la société civile et un accent mis sur les priorités nationales clés. Ce déplacement, le premier depuis 2019, a mis en lumière le rôle persistant du système de coprincipauté tout en abordant l’accord d’association avec l’UE, l’éducation, le logement et les droits des femmes.

La visite a débuté lundi par l’arrivée de Macron en hélicoptère à Pas de la Casa, où il a été accueilli par le chef du gouvernement Xavier Espot et la consule major de Encamp Laura Mas. Une réunion bilatérale a suivi à Ràdio Andorra, en présence du coprince épiscopal Josep-Lluís Serrano Pentinat. Les dirigeants y ont reçu les lettres de créance de 15 ambassadeurs pour la première fois sur le sol andorran, lors d’une cérémonie conjointe impliquant des diplomates de France, des États-Unis, du Portugal, du Brésil et d’autres pays. Les discussions ont porté sur le calendrier de l’accord avec l’UE, la coopération transfrontalière après les glissements de terrain hivernaux, l’éducation et l’avancement des droits des femmes, y compris la dépénalisation de l’avortement, avec un engagement commun pour du « réalisme et de l’ambition ».

Macron a réaffirmé le soutien total de la France à l’accord d’association avec l’UE, le qualifiant d’essentiel pour la diversification, la compétitivité et le bien-être des jeunes en Andorre. Espot a esquissé un calendrier possible : une décision finale du Conseil de l’UE ce printemps sur le contenu et la nature juridique, des signatures par l’Andorre, Saint-Marin et la Commission d’ici juillet ou septembre, suivies d’une ratification par le Parlement européen et d’un référendum contraignant. Il a toutefois averti que des variables externes pourraient modifier ces dates.

L’agenda du mardi s’est centré sur l’éducation. Macron a couru à Andorra la Vella avant de visiter le lycée Comte de Foix, qui fête son 125e anniversaire. S’adressant à 140 élèves, il a salué le système public, laïque et gratuit français comme un symbole des liens bilatéraux et de l’égalité des chances, répondant à des questions sur l’accord UE et la Francophonie. Il s’est ensuite rendu à l’école Andorrana de Santa Coloma, où 200 élèves ont entonné l’hymne national ; il a visité une classe bilingue et échangé de près avec les enfants.

À la Casa de la Vall, Macron et Serrano Pentinat ont présidé une session conjointe historique du Consell General – la première en plus de 700 ans. Macron a qualifié la coprincipauté de garantie « vivante » de la souveraineté et de l’indépendance, ancrée dans un choix libre et la Constitution de 1993. Le Síndic General Carles Ensenyat a fait écho à cela, retraçant le soutien des coprinces français de Charles de Gaulle à Macron, y compris dans les négociations UE. Macron a appelé à une vision à long terme face aux défis comme l’accès au logement dans un « marché galopant », le pouvoir d’achat, les retraites, les petites entreprises et la durabilité, en insistant sur des résultats concrets.

Sur la Plaça del Poble, Macron a averti qu’un rejet de l’accord UE maintenant fermerait la porte à jamais, citant : « Si vous dites non maintenant... la porte ne s’ouvrira plus. » Il a salué le multilinguisme andorran, l’éducation et les efforts de logement public post-pandémie, positionnant l’Europe comme son « espace naturel » tout en protégeant l’identité.

Un dîner au Park Hotel avec de jeunes figures du sport et de la culture a particulièrement retenu l’attention, permettant à Macron d’échanger avec la société civile, comme l’a noté Fernando Galindo Robert Mauri, directeur de cabinet de la représentation française. Mauri a décrit des relations cordiales avec Serrano, des visites à FEDA sur les engagements climatiques avec EDF, et des arrêts dans les écoles pour explorer l’enseignement multilingue. Il a indiqué que Macron avait apprécié les salutations citoyennes après ses discours et espérait une visite du prochain président plus tôt que dans sept ans.

Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a défendu l’usage du français par Macron tout au long du séjour, citant la société multilingue andorrane et les origines nationales rendant le catalan difficile. « La langue n’a pas été un obstacle pour saisir la réalité andorrane », a-t-il déclaré.

Le déplacement a mêlé protocole et proximité, renforçant les liens bilatéraux à l’approche de la fin de mandat de Macron au printemps prochain. Espot l’a qualifié de « succès historique », coordonné avec les deux coprinces.

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