L'Andorre approuve son adhésion à la Convention de Varsovie sur les produits criminels et le financement du terrorisme
Cette mesure modernise les outils contre les menaces du crime organisé et du terrorisme. Elle impose une meilleure détection, saisie des fonds illicites et coopération judiciaire, en s'appuyant sur les lois pénales existantes.
Points cles
- Le gouvernement andorran approuve l'adhésion à la Convention de Varsovie de 2005 du Conseil de l'Europe contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
- Elle met à jour le pacte de 1990 ratifié par l'Andorre en 1999 et renforce la coopération transfrontalière sur la saisie d'actifs.
- Alignée sur les évaluations du GAFI et MONEYVAL, elle nécessite l'approbation du Consell General pour des changements législatifs.
- Elle inclut des réformes sur la responsabilité des entreprises et des mécanismes pour la gestion d'actifs et le partage d'informations internationales.
Le gouvernement andorran a approuvé l'adhésion du pays à la Convention du Conseil de l'Europe relative au blanchiment de capitaux, à la détection, au gel, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme, connue sous le nom de Convention de Varsovie.
Adoptée le 3 mai 2005, cette convention vise à renforcer la coopération entre les États membres pour identifier, retracer, bloquer, saisir et confisquer les fonds liés au crime organisé et au financement du terrorisme, tant au niveau national qu'international. Elle s'appuie sur et met à jour la convention du Conseil de l'Europe de 1990, que l'Andorre a signée, ratifiée et mise en œuvre le 1er novembre 1999.
Cette mesure répond au besoin de moderniser les outils de coopération internationale face aux menaces criminelles émergentes, en ligne avec les évaluations du Groupe d'action financière (GAFI) et de MONEYVAL. L'adhésion renforcera le cadre réglementaire de l'Andorre et son alignement sur les normes européennes et mondiales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, la corruption et le financement du terrorisme.
La convention porte sur la prévention du blanchiment d'argent, la détection, la saisie et la confiscation des produits du crime, ainsi que sur l'enquête et la pénalisation des infractions de financement du terrorisme. Elle prévoit des mécanismes de coopération, notamment le partage d'informations entre unités de renseignement financier, l'utilisation de techniques d'enquête spéciales et des actions internationales coordonnées.
Le code pénal andorran criminalise déjà le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Les réformes en cours du code, en débat au Consell General, comprennent des propositions du ministère de la Justice et de l'Intérieur pour introduire la responsabilité pénale des personnes morales pour certaines infractions, en meilleure conformité avec les exigences de la convention.
La mise en œuvre nécessitera des mécanismes internes pour la gestion des biens saisis ou confisqués, y compris leur éventuelle restitution aux propriétaires légitimes conformément aux dispositions de la convention. Le ministère de la Justice gèrera les demandes de coopération internationale, l'Unité de renseignement financier andorrane (UIFAND) servant de point de contact pour le renseignement financier.
L'adhésion requiert désormais l'approbation du Consell General, en raison de ses implications pour la sécurité intérieure, la coopération judiciaire et les mesures législatives nécessaires.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :
- Diari d'Andorra•
Andorra s’adhereix al Conveni de Varsòvia
- Bon Dia•
Andorra s’adhereix al Conveni de Varsòvia contra el blanqueig i el finançament del terrorisme
- Altaveu•
Andorra s'adhereix al Conveni de Varsòvia contra el finançament del terrorisme i el blanqueig
- Diari d'Andorra•
Andorra s’adhereix al Conveni de Varsòvia contra el blanqueig i el finançament del terrorisme
- El Periòdic•
Andorra aprova l’adhesió al Conveni de Varsòvia contra el blanqueig de capitals i el finançament del terrorisme