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Politique·

Andorre approuve une réforme de la loi sur la cybersécurité pour renforcer la résilience

Le Conseil des ministres adopte des amendements pour moderniser les règles, améliorer la coordination, le signalement d'incidents et les partenariats internationaux face aux menaces numériques croissantes.

Points cles

  • Protocole de coopération renforcé entre CSIRT-AD et Corps de police pour incidents criminels.
  • Responsabilités élargies de l'Agence nationale de cybersécurité et CSIRT-AD.
  • Obligation de signalement pour toutes les entités ; SOC requis pour les critiques.
  • Radio/TV publiques incluses comme secteurs essentiels avec sanctions ajustées.

Le Conseil des ministres andorran a approuvé un projet de loi modifiant la loi 22/2022 sur les mesures de sécurité des réseaux et des systèmes d'information, dans le but de moderniser les réglementations nationales en matière de cybersécurité en ligne avec la Stratégie de cybersécurité.

Les modifications répondent aux défis numériques en évolution en améliorant la coordination, la prévention et les efforts de réponse au sein des organisations. Une addition clé instaure un protocole de coopération renforcé entre le centre de réponse aux incidents CSIRT-AD et le Corps de police pour les incidents pouvant impliquer une activité criminelle. Le projet de loi renforce également les liens internationaux via la participation à des réseaux européens et des partenariats avec des organisations de cybersécurité de premier plan.

Les organismes nationaux tels que l'Agence nationale andorrane de cybersécurité et le CSIRT-AD voient leurs responsabilités élargies en matière de supervision, d'orientation et de gestion des incidents. Cela fait suite à l'augmentation de la dépendance aux services numériques, qui a accru le nombre de cas traités par les unités d'experts, en parallèle des progrès dans les outils de détection et de signalement.

Les nouvelles règles exigent que toutes les entités signalent les incidents de cybersécurité, compte tenu de leur potentiel à soutenir des opérateurs critiques ou importants et à déclencher des impacts secondaires. Les entités critiques doivent mettre en place un Centre d'opérations de sécurité (SOC). La loi couvre désormais des secteurs essentiels supplémentaires, y compris la radio et la télévision publiques, tout en ajustant les sanctions pour favoriser la reconnaissance des incidents, l'initiative et la collaboration.

Le ministre de l'Intérieur Marc Rossell, qui supervise la Fonction publique et la Transformation numérique, a qualifié ces réformes de moyen d'adapter les réglementations aux nouvelles menaces et de « renforcer la résilience nationale ». Les responsables ont insisté sur le passage à une approche proactive de la cybersécurité avec des normes plus strictes pour anticiper et traiter les risques plus efficacement.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2022, le gouvernement a développé l'infrastructure de cybersécurité du pays, incluant des outils de prévention et de réponse. Ces amendements visent un système plus robuste et unifié, aligné sur les standards mondiaux, pour protéger les infrastructures critiques et les services vitaux.

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