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Politique·

Le ministre andorran de l’Éducation défend un sondage auprès d’élèves sur porno, sexting et suicide

Ladislau Baró justifie les questionnaires adaptés à l’âge pour évaluer l’exposition des élèves du primaire à la pornographie, au sexting, aux propositions d’adultes et aux pensées suicidaires. Il met l’accent sur l’expertise, le consentement parental et la nécessité de politiques basées sur des preuves face aux menaces numériques.

Points cles

  • Ladislau Baró défend des questionnaires adaptés sur les risques en ligne pour les 9-11 ans, avec conception experte et triple consentement.
  • L’opposante Noemí Amador juge le sondage inadapté au stade de maturité des enfants, citant suicide et apps adultes.
  • Baró admet des ratés de notification mais insiste sur la nécessité de contrer les expositions numériques non régulées.
  • Session porte aussi sur investissements hospitaliers, chute de 20 % des demandes d’investissement étranger et défense du nouvel héliport.

Le ministre de l’Éducation Ladislau Baró a défendu des questionnaires envoyés à des élèves du primaire âgés de 9 à 11 ans sur leur exposition aux risques en ligne, dont la pornographie, le sexting, les propositions d’adultes, les applications de rencontre et les pensées suicidaires, après les objections de la conseillère de l’opposition Noemí Amador.

Amador, d’Andorra Endavant, a contesté l’adéquation du questionnaire lors d’une session du Consell General, arguant qu’il ignorait les stades de développement des élèves. Elle a cité des questions sur le suicide et les applications pour adultes comme inappropriées, notant que son propre fils l’avait rempli sans qu’elle en soit informée au préalable. « Éduquer et prévenir, oui, exiger des outils et des données, aussi, mais nous devons respecter le rythme maturatif des élèves et des enfants, et le questionnaire ne le fait pas », a-t-elle déclaré. Amador a également interrogé les critères pédagogiques, psychologiques et de protection de l’enfance justifiant un tel contenu dans un cadre scolaire.

Baró a répondu que ces outils, conçus par des experts en psychopédagogie et en psychologie et adaptés par âge, fournissent des preuves essentielles pour les politiques de protection, plutôt que de se fier à des suppositions. « Nous savons que des choses leur parviennent que ni les familles ni les écoles ne contrôlent », a-t-il dit à propos des influences numériques non régulées. Il a insisté sur un processus de triple consentement — école, famille et élève — et confirmé que les questionnaires avaient été envoyés aux parents plusieurs semaines à l’avance, avec protection de la confidentialité des élèves. Baró a reconnu des ratés dans la notification, comme dans le cas d’Amador, s’engageant à corriger ce « problème mécanique ».

Le ministre a mis en avant des pratiques similaires dans les systèmes éducatifs voisins, avertissant que la confrontation aux réalités numériques ne peut être ignorée.

Dans des questions liées à la santé, Amador a évoqué des pénuries d’équipements chirurgicaux à l’hôpital, affirmant qu’elles empêchent des opérations et font fuir les médecins. La ministre de la Santé Helena Mas a présenté un plan d’investissement pluriannuel basé sur les besoins en services, le volume d’activité, l’efficience des ressources et le nombre de patients. Il a alloué 12 millions d’euros ces dernières années, toujours en consultation avec le personnel. Elle a précisé que les cas complexes sont envoyés dans des centres de référence à l’étranger pour garantir la qualité, et non par sous-investissement, et mentionné un nouveau robot chirurgical pour améliorer les services du SAAS et attirer des professionnels.

Par ailleurs, la ministre de la Présidence, de l’Économie, du Travail et du Logement Conxita Marsol a rapporté une baisse de 20 % des demandes d’investissement étranger de janvier à mai 2026 par rapport à 2025, attribuée aux limites gouvernementales sur les achats immobiliers. Le conseiller social-démocrate Pere Baró a rétorqué avec des données 2025 montrant une hausse de 55,5 % à 514,3 millions d’euros — 12 % du PIB —, les opérations patrimoniales représentant 65,2 % des investissements totaux, en progression de 525,9 % par rapport à 2024. Il a argué que le logement reste un produit financier, non une sécurité pour les citoyens.

Marsol a qualifié 2025 d’année de transition normative, appelant à la prudence jusqu’à la publication des chiffres complets de 2026. Elle a indiqué que le gouvernement examinerait une proposition social-démocrate d’interdiction si nécessaire et étudie des mesures sur les biens vacants face à la demande croissante de logements publics. Le chef du gouvernement Xavier Espot a ajouté des travaux sur une aide à la dérégulation locative plus large, au-delà du seuil actuel de 30 % des revenus.

Sur le nouveau giravion national de Caubella, qui ouvre la semaine prochaine, Espot a défendu l’engagement de 8,9 millions d’euros — 6,5 millions déjà versés —, avec des résultats partagés sur la base des opérations. La social-démocrate Laia Moliné a interrogé sur les dépassements de coûts de 10 à 16,5 millions d’euros, les retards et les objectifs flous. Espot a rejeté une évaluation basée sur le profit, insistant sur la gestion des urgences, l’ordre aérien et la sécurité technique.

La session a également approuvé un statut modernisé du personnel du Consell General, créant de nouveaux rôles parlementaires.

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