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Politique·

Vice-président du Tribunal constitutionnel d’Andorra signale baisse des plaintes pour retards judiciaires

Pere Pastor met en avant un déclin positif des recours pour délais excessifs, signe d’améliorations. Il insiste sur le rôle limité de la cour et annonce son poste de vétéran pour les juges de la CEDH.

Points cles

  • Pere Pastor note une tendance à la baisse des plaintes pour retards excessifs, un « bon signe ».
  • La cour évalue les violations de droits mais ne peut réformer le système judiciaire.
  • Pastor intègre un panel du Conseil de l’Europe pour examiner les candidats juges à la CEDH.
  • Candidature espagnole à la CEDH bientôt en examen.

Pere Pastor, vice-président du Tribunal constitutionnel d’Andorra, a indiqué mardi une tendance à la baisse des cas de retards judiciaires excessifs portés devant la cour, la qualifiant de « bon signe » d’une amélioration globale.

Pastor a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Sant Julià de Lòria pour présenter le livre *Dret administratiu d’Andorra*. Il a cité des statistiques annuelles montrant une diminution progressive des plaintes liées à des violations du droit à un procès dans des délais raisonnables. Bien que des retards spécifiques persistent, il a décrit la tendance générale comme favorable, ajoutant que « le système se résout de lui-même d’une certaine manière ».

Il a réaffirmé que le Tribunal constitutionnel ne peut intervenir sur les retards ni restructurer le système judiciaire. Son mandat se limite à évaluer si des retards excessifs ont violé des droits fondamentaux dans des cas précis. Dans l’affirmative, il constate la violation et renvoie les parties vers les tribunaux ordinaires pour une éventuelle indemnisation. Les solutions aux problèmes systémiques, a noté Pastor, relèvent d’entités indépendantes comme le Conseil général et le gouvernement, hors du champ de la cour. « Même un cas, c’est trop », a-t-il dit, soulignant le préjudice persistant pour les droits des citoyens.

Pastor a également évoqué sa nouvelle nomination au sein d’un panel de sept experts internationaux sous l’égide du Conseil de l’Europe. Ce groupe examine les candidats à la fonction de juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) proposés par les États membres, pour s’assurer qu’ils répondent aux standards de la Convention européenne. « Nous vérifions si les candidats présentés par les pays sont appropriés », a-t-il déclaré. Il a reconnu les exigences de ce rôle sur son temps, mais l’a accepté « avec un grand enthousiasme » en raison de son poids institutionnel. La candidature de l’Espagne est arrivée et sera bientôt examinée, parmi d’autres.

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