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Politique·

La Massana plafonne la population à 25 000 dans son POUP révisé

La paroisse fixe une limite ferme à 25 000 résidents — doublant le niveau actuel mais bien en deçà des 60 000 antérieurs — via des catégories de terrains urbanisables réduisant la constructibilité et imposant des cessions d’espaces publics. Consultation publique à venir.

Points cles

  • Approbation unanime de la révision du POUP ramenant le plafond de 60 000 à 25 000 habitants (2 par logement).
  • Terrains urbanisables en 5 catégories avec indices de constructibilité de 0,8 à 0,25 et tailles minimales de parcelles.
  • Exposition publique de 60 jours ; approbation provisoire visée en octobre malgré les limites en mobilité et infrastructures.
  • Marché de 888 000 € pour rénover le Camí de l’Església vers l’église Sant Iscle i Santa Victòria.

Le conseil communal de La Massana a unanimement approuvé l’exposition publique de la deuxième révision de son plan d’orientation urbanistique général (POUP), fixant un plafond maximal de population à 25 000 résidents — sur la base de deux habitants par logement — contre 60 000 précédemment.

Cette décision a été prise lors de la session de lundi, sous le traditionnel glas de la cloche. La Cònsol Major Eva Sansa a qualifié le plan de « beaucoup plus adapté au contexte actuel » face aux inquiétudes sur une croissance quasi illimitée. Élaboré en deux ans via des consultations avec les secteurs locaux et un conseil consultatif représentant les avis citoyens, il met l’accent sur l’intérêt général, des études récentes de capacité de charge des services et infrastructures, et une croissance durable protégeant les paysages. Sansa a noté que les zonages antérieurs étaient bien faits mais manquaient de vision prospective, et a souligné que les terrains consolidés restent intouchés en raison des droits acquis. Les indices de constructibilité sur les terrains urbanisables ont été fortement réduits, avec des cessions obligatoires de 15 % désormais prédéfinies pour maximiser l’utilité publique et éviter les espaces inutilisables.

Les terrains urbanisables sont désormais divisés en cinq catégories objectives selon la pente, l’impact paysager, la distance des noyaux urbains et des facteurs de vulnérabilité comme les développements discontinus. Ces catégories comprennent des zones adaptées (parcelles minimales de 800 m², indice de 0,8), conditionnées (1 000 m², 0,75), limitées (1 500 m², 0,5), déficientes (2 200 m², 0,341) et fortement déficientes (3 000 m², 0,25). Ce plafond doublerait la population actuelle, bien que les élus estiment peu probable qu’il soit atteint. La mobilité est ressortie comme le principal facteur limitant dans les études de capacité de charge, avec des investissements en cours dans le réseau d’eau estimés à 8 millions d’euros d’ici la fin du mandat.

Le plan entre dans une période de consultation publique de 60 jours, ouverte en semaine de 9h à 13h aux bureaux communaux, pour recueillir les avis des résidents. Une approbation provisoire est visée pour octobre, suivie d’un examen par la Commission technique d’urbanisme (CTU), qui dispose d’un an pour se prononcer. Aucune nouvelle plan partiel ne peut avancer pendant cette période, mais les dépôts antérieurs seront évalués. Le groupe d’opposition Amb Seny a salué les restrictions sur la construction mais prévoit de soumettre des observations.

Lors de la même séance, les conseillers ont attribué un marché de 888 000 euros, nécessitant un crédit supplémentaire de 176 000 euros, pour rénover le tronçon du Camí de l’Església jusqu’à l’église Sant Iscle i Santa Victòria. Le conseiller Kevin Poulet a indiqué que les travaux répondent aux plaintes des familles sur la circulation des poussettes sur les pavés, en ajoutant un ascenseur depuis le Carrer Rossell jusqu’au parc Anita. Ils améliorent aussi l’accès au centre Esplai et à la crèche Petit Príncep, renouvellent les réseaux d’eaux pluviales, d’eau et d’assainissement, et adoptent un pavage dans le style du vieux bourg d’Arinsal pour une meilleure résistance hivernale et une unité visuelle. Les travaux sont prévus sur 22 semaines.

Sansa a par ailleurs critiqué les lacunes de la loi sur le sol qui interdit toute construction sur les terrains domaniaux proches de zones desservies malgré les développements environnants, appelant à des réformes dans un contexte de synergies interadministratives. Le conseil promeut des règles architecturales favorisant les toits à deux pans, la pierre et le bois locaux pour refléter les origines de haute montagne.

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