Maire de La Seu d’Urgell voit s’alléger la pression immobilière des travailleurs andorrans, alerte sur extension régionale
La tension sur le marché du logement à La Seu due aux navetteurs andorrans s’est atténuée grâce aux mesures gouvernementales, mais loyers en hausse et pénuries gagnent les communes voisines, relançant les débats sur les zones tendues.
Points cles
- Joan Barrera note un allègement de la pression résidentielle depuis le T3 2023, grâce aux actions andorranes.
- La demande immobilière touche désormais les municipalités environnantes, avec discussions sur extension des zones tendues.
- Pas de chiffres précis, mais plus de 1 500 nouveaux résidents liés aux emplois andorrans.
- Priorité à l’intégration malgré les divergences politiques, avec liens institutionnels maintenus.
**Le maire de La Seu d’Urgell signale un allègement de la pression immobilière liée aux travailleurs andorrans mais alerte sur sa propagation aux zones avoisinantes**
Le maire de La Seu d’Urgell, Joan Barrera, a déclaré vendredi que la pression résidentielle exercée par les travailleurs se rendant à Andorre s’était atténuée mais continuait de peser sur le marché immobilier local et touchait désormais les communes voisines.
S’exprimant après la 37e Trobada Empresarial al Pirineu, Barrera a reconnu des améliorations par rapport aux périodes de pic, en particulier depuis le troisième trimestre de l’année dernière. Il a attribué la réduction de l’intensité du problème à des mesures prises par le gouvernement andorran, qualifiant les efforts de ce dernier de perceptibles. « Andorre a fait un effort, et cela se voit », a-t-il dit.
Cette affluence, liée au marché du travail andorran, est apparue soudainement et a culminé entre le début et le milieu de l’année dernière, faisant grimper les loyers et compliquant l’accès au logement à La Seu d’Urgell, capitale de l’Alt Urgell. Si le rythme des arrivées a ralenti, la demande persiste et les effets s’étendent au-delà de la ville. Barrera a noté que la hausse des prix et les pénuries touchaient désormais les zones environnantes, relançant les discussions sur l’extension de la désignation des zones de logement tendues au-delà de La Seu. La Generalitat examine cette option alors que la pression s’élargit.
Barrera a souligné que les relations institutionnelles avec Andorra restaient normales malgré les divergences politiques. « Le désaccord politique est légitime », a-t-il dit. « Parfois, il faut hausser le ton et mettre les problèmes sur la table, mais il y a toujours eu une volonté d’accord. » Il a révélé avoir multiplié les contacts avec le gouvernement andorran, le ministère espagnol des Affaires étrangères et la délégation du gouvernement espagnol en Catalogne, via diverses réunions, pour chercher des solutions conjointes.
Aucun chiffre précis n’existe pour les résidents de La Seu travaillant à Andorra, mais Barrera a indiqué qu’une large part des plus de 1 500 nouveaux habitants récents étaient liés à ce schéma. La mairie privilégie l’intégration à la faute, visant à transformer ces changements démographiques en opportunité pour une diversité sociale plus riche.
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