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Politique·

L'Association péruvienne d'Andorre dénonce les politiques migratoires répressives dans une lettre ouverte

Un groupe de résidents péruviens en Andorre adresse une lettre ouverte aux autorités mondiales, condamnant les mesures migratoires comme inefficaces et inhumaines. Il met en avant les contributions économiques des migrants et appelle à protéger leurs droits face à la discrimination.

Points cles

  • ARPPA s'oppose à la persécution, la détention et les expulsions massives des migrants irréguliers
  • Condamne les politiques qui criminalisent la migration due à la pauvreté et rejette racisme et xénophobie
  • Presse le gouvernement péruvien de protéger ses citoyens à l'étranger par la diplomatie et des accords
  • Exige des droits universels, procédure régulière, travail décent, soins et fin de la discrimination

L'Association des résidents péruviens dans la Principauté d'Andorre (ARPPA), affiliée à l'Organisation mondiale de la communauté péruvienne à l'étranger (OMCOPEX), a publié une lettre ouverte adressée aux autorités européennes, au gouvernement péruvien et à la communauté internationale, exprimant une ferme opposition aux politiques migratoires répressives impliquant la persécution, la détention et l'expulsion des personnes en situation administrative irrégulière.

ARPPA affirme qu'aucun être humain n'est illégal et condamne les mesures d'expulsion massive comme des réponses inefficaces à la migration provoquée par la pauvreté, les inégalités, les conflits armés et le manque d'opportunités. Le groupe soutient que ces politiques criminalisent les individus contraints de quitter leur foyer, au lieu de s'attaquer aux causes profondes. Il rejette l'idée que les migrants soient responsables des crises économiques ou constituent une menace pour les populations d'accueil, soulignant au contraire leur rôle dans la génération de richesses et le soutien aux secteurs économiques clés, souvent dans des conditions d'exploitation, de précarité et de discrimination.

L'association dénonce le recours au racisme, à la xénophobie et au chauvinisme pour diviser les travailleurs entre nationaux et étrangers, ce qui, selon elle, favorise l'insécurité du travail, réduit les droits et creuse les inégalités de richesse. ARPPA rappelle aux autorités péruviennes leurs obligations constitutionnelles, morales et politiques de protéger les citoyens à l'étranger, en appelant à un renforcement du soutien diplomatique et consulaire, à des accords internationaux pour garantir les droits des migrants, et à une résistance ferme contre toute atteinte à la dignité.

Les principales demandes incluent la protection des droits humains universels indépendamment du statut administratif, le respect de la procédure régulière, la fin des expulsions arbitraires et collectives, ainsi qu'un accès garanti à un emploi décent, aux soins de santé, à l'éducation, au logement, à la protection sociale et à la justice. La lettre rejette toutes les politiques fondées sur le racisme, la xénophobie, la discrimination ou la haine, insistant sur le fait que la défense des droits humains ne peut être sélective et que la migration doit être vue comme une réalité humaine, non comme un crime.

ARPPA appelle les syndicats, les organismes académiques, les groupes sociaux et culturels, les organisations de défense des droits humains et les communautés péruviennes à l'étranger à s'unir pour défendre la dignité, la justice et les droits des migrants.

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